Page dernièrement modifiée le 1er Octobre 2011
| POPULATION
FRANCAISE |
Nous parlerons de la population française de genette et de la colonisation toujours en cours vers le nord et l'est, à travers plusieurs paragraphes :
Quelques données recueillies dans le sud et l'est de la France
| ORIGINE DE LA GENETTE DANS LE SUD DE L'EUROPE |
Aucun gisement quaternaire n'a révélé la présence d'ossements ou de fossiles de Viverrinés (sous-famille de la famille des Viverridés dont fait partie la genette) en France ou Espagne (Livet & Roeder, 1987).
L'arrivée de la genette en Europe serait donc plus tardive et plus précisément, on pense que c'est l'homme qui a amené la genette en France et en Espagne.
Il semblerait que ce soient les Sarrasins (lors de l'occupation de l'Espagne du VIII° au XV° siècle) qui aient involontairement introduit la genette dans nos régions du sud-ouest de l'Europe. En effet, il semble que notre genette était domestiquée par les Maures, qui s'en servaient comme dératiseur et animal de compagnie, comme notre chat domestique. Ainsi, lorsque Charles Martel gagna en 726 une bataille contre les Sarrazins, il trouva des genettes vivantes et de nombreuses peaux dans le butin acquis. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il créa "l'Ordre de la Genette". L'absence de l'espèce en Italie et en Grèce (malgré une multitude de secteurs favorables très semblables à nos régions) plaide en faveur d'une importation d'origine arabe plutôt que grecque ou romaine.
Lors de la "Reconquista", les Sarrazins auraient abandonné leurs animaux fétiches, qui se seraient alors implantés puis auraient peu à peu colonisé le sud-ouest de l'Europe.
Une étude génétique récente (Gaubert & al, 2009) a montré que les individus présents en Europe étaient génétiquement proches des souches du Maghreb.
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| POPULATION FRANCAISE ACTUELLE |
La
genette est classiquement mentionnée comme étant une espèce
présente dans le sud-ouest de la France, dont l'aire de répartition
nationale est limitée au nord par la Loire, et à l'est par le
Rhône (Schaudenberg, 1966, cité par Livet
& Roeder, 1987).
L'espèce est absente de Corse, bien qu'un individu ait été trouvé mort dans la nature en Corse au début des années 1990 (Thibault & Vigne, donnée non publiée, cité par Léger & al., 2003). L'origine de cet individu reste une énigme.
L'espèce était considérée, jusque dans les années 1960, comme une espèce rare en France. Depuis cette époque, on constate une évolution évidente des effectifs puisque désormais, elle peut être qualifiée de commune dans la majeure partie des départemets du sud de la France (Livet & Roeder, 1987). Parallèlement, une expansion géographique de l'espèce est notée au nord de la Loire mais surtout à l'est du Rhône, notamment dans les régions Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d'Azur (Collectif, 2007).
Après ces généralités, nous allons nous intéresser plus particulièrement à la genette dans le Sud-Ouest, le Sud-Est et la moitié Nord de la France
En France, le véritable bastion de l'espèce se trouve dans 29 départements au sud-ouest d'une ligne Nantes - Nîmes, avec une excroissance remontant en Ardèche (Léger & Ruette, 2010).
L'espèce y occupe tout ou partie des départements, avec des populations régulières et localement abondantes dans les zones de plaine, collinéenne et de moyenne montagne. Elle monte localement jusqu'à 1600 mètres dans les Pyrénées (Léger et Ruette, 2010). Les habitats occupés par la genette sont aussi variables que les forêts de pins maritimes des Landes, les marais boisés et les vallées bocagères de Poitou-Charentes, les garrigues languedociennes ou les chataîgneraies ardéchoises. Désormais, la genette est même de plus en plus souvent signalée dans des habitats à priori inhabituels comme les bordures et même l'intérieur des grandes plaines agricoles (Léger & Ruette, 2010).
Bien qu'encore imparfaites, les connaissances sur la répartition de la genette en Auvergne permettent de constater une présence prospère et continue principalement au sud du département du Cantal, débordant sur ceux de la Corrèze, du Lot, de l'Aveyron et de la Lozère (Léger, 1998). Dans les autres secteurs, la présence de l'espèce y est plus diffuse et isolée en l'état actuel des connaissances. Du point de vue écologique, on remarque que la genette est particulièrement abondante le long des gorges d'Auvergne : Allier, Dordogne, Loire, Sioule..., qui présentent de multiples escarpements rocheux et de denses boisements de chênes, d'hêtres, de pins sylvestres et de sapins.En rive droite de la vallée du Rhône, sur la bordure orientale et méridionale du Massif Central, la genette est commune dans les départements de l'Ardèche, ainsi que dans les garrigues gardoises, héraultaises, le Haut-Languedoc et les Cévennes.
La genette est également présente entre le nord du Massif Central et le fleuve Loire, mais avec des populations plus disparates, qui ne semblent pas coloniser sur de larges fronts avec des noyaux de dispersion actifs (Léger & Ruette, 2010). Cette discontinuité dans la répartition vers le nord débute du nord-ouest de l'Ardèche jusqu'au Limousin, dans des zones montagneuses ou de plateaux élevés (Léger & Ruette, 2010).
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Paysage montagneux de l'Ardèche où la genette est commune. Photo : © Patrick Therey - Décembre 2008. |
Par exemple, dans le département de l'Allier, elle est surtout présente dans le bassin versant de la Sioule ; la vallée de l'Allier, de la région de Vichy jusqu'au sud du département du Cher et dans le bassin du Cher (Léger, 1998). Outre la belle population de la partie sud du département du Cantal, la genette est plus rare dans la partie nord-ouest et absente des secteurs montagneux des Monts du Cantal (Léger, 1998). Dans le département de la Haute-Loire, l'espèce est rare et beaucoup moins connue, bien que la présence permanente de l'espèce soit avérée dans les hautes vallées de l'Allier et de la Loire (Léger, 1998). Enfin, dans le département du Puy-de-Dôme, la genette est présente mais de manière localisée sur trois secteurs principaux : le bassin versant de la Sioule ; la haute vallée de la Dordogne (sud-ouest du département) ; et la vallée de l'Allier et les Couzes. La genette est également discrètement présente dans la chaîne des Puys (Léger, 1998).
Plus à l'ouest et au nord, cette discontinuité dans la distribution se poursuit dans des zones de plaine qui fragmentent l'habitat favorable en de petits noyaux isolés et marginaux, comme la Basse Marche en Haute-Vienne et d'une manière générale l'ensemble des départements de la région Centre au sud de la Loire.
A noter la présence d'une petite population dans le massif du Pilat (Loire et Rhône), en continuité avec la population ardéchoise (Léger et Ruette, 2010). Des sites d'occupation permanente sont connus depuis 1980 dans le nord-est du massif du Pilat (Ariagno, 1985).
Durant la seconde moitié du XXème siècle, la genette s'est également étendue à l'est du Rhône. Beaucoup plus abondante que ce qu'on ne le pensait à prime abord, les populations du Sud-Est sont peut-être désormais aussi importantes que dans le Sud-Ouest. En tout cas, la colonisation semble s'être effectuée au niveau de la basse vallée du Rhône, entre Arles et Avignon (Gaubert & al., 2008).
Mais surtout, le phénomène de colonisation et de développement des populations à l'est de la vallée du Rhône se poursuit maintenant encore. Par contre, on ne sait pas encore si cet important développement des populations du Sud-Est de la France est dû à un phénomène de colonisation récente depuis les bastions gardois et ardèchois ou au développement de petites populations résiduelles issues de plusieurs vagues de colonisation plus anciennes mais passées inaperçues (Gaubert & al., 2008 ; Léger et Ruette, 2010).
Au début des années 1980, la principale étude sur la répartition de la genette en France ne recensait que 8 données en PACA et 4 dans la Drôme entre 1965 et 1983 (Fayard & al., 1984, cité par Gaubert & al., 2008). Une étude récente, basée sur plusieurs bases de données régionales et un réseau d'informateurs de terrain, a permis de collecter une centaine de données en PACA entre 1956 et 2005 (Gaubert & al., 2008).
En région Provence-Alpes-Côte d'Azur, la genette s'avère être principalement présente dans le Vaucluse, les Bouches-du-Rhône et le Var, où le nombre de mentions de l'espèce s'accroît chaque décennie.
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Genette "branchée" sur la cime d'un arbre. Photo : © P. Johnson - NHPA |
Dans le Vaucluse, l'espèce est présente dans la quasi totalité du département, notamment dans la plaine du Rhône, le Tricastin, le Comtat, les contreforts du Ventoux et le Petit Lubéron près de la basse vallée de la Durance (Gaubert & al., 2008 ; Léger et Ruette, 2010). Dans les Bouches-du-Rhône, elle est principalement présente en Camargue, mais également dans toute la partie nord-est du département, entre la vallée de la Durance (au niveau de la confluence avec le Verdon), et les massifs de la Sainte-Victoire et de la Sainte-Baume (Gaubert & al., 2008). Mais quelques données proviennent également du massif des Alpilles, de la chaîne de l'Etoile (Gaubert & al., 2008) et de la plaine de Crau (Dhermain & al., 2004). Dans le Var, la genette est bien représentée dans la partie ouest, principalement dans le massif de la Sainte-Baume (Gaubert & al., 2008). On la trouve également au nord-ouest, dans le basses gorges du Verdon près de la vallée de la Durance. Elle est également présente dans le plateau de Canjuers, au nord-est du département (Gaubert & al., 2008 ; Anonyme, 2008). Curieusement, dans toutes les études, la genette s'avère absente des massifs siliceux des Maures et de l'Estérel, au sud-est du département (Gaubert & al., 2008 ; Léger & Ruette, 2010). Cependant, des indices récents font état de sa présence, au moins dans la partie occidentale du massif des Maures (Orsini, com. pers.).
Dans ces trois départements, les observations et indices de présence sont en augmentation croissante et les populations semblent se densifier. Mais l'espèce se rencontre également de plus en plus dans les départements alpins de la région.
Dans les Alpes-de-Haute-Provence, les observations et les indices de présence de la genette sont plus épisodiques mais ce n'est pas forcément lié à une réelle rareté de l'espèce. Ces données concernent principalement la moyenne vallée de la Durance (ainsi que le Lubéron oriental et les basses gorges du Verdon), mais aussi la vallée de la Bléone ou la vallée du Jabron (Gaubert & al., 2008). Dans les Alpes-Maritimes, la genette est encore rare, mais des indices récents font état d'une colonisation vers l'est, en direction des vallées internes du Mercantour. Ainsi, plusieurs observations ont été réalisées dans la vallée du Var, de la Tinée, du Paillon, de la Roya, de la Bévéra, ainsi que dans les gorges de la Vésubie (Gaubert & al., 2008 ; Léger et Ruette, 2010). Enfin, dans les Hautes-Alpes, au moins deux observations certaines étaient été effectuées dans le Laragnais (sud du département) en 1956 et en 1960, près d'un ruisseau. Des indications encore plus anciennes supposent sa présence dans le Guillestrois (entre Embrun et Briançon) (Parc National des Ecrins & CRAVE, 1995). Mais plus en altitude, deux observations épisodiques ont été renseignées en Champsaur en 1993 et 1997 et même une autre en Vallouise au début des années 1970 (Gaubert & al., 2008).
En remontant la vallée du Rhône, sur sa rive gauche, la genette se rencontre localement, maintenant de plus en plus régulièrement, dans les départements du sud de la région Rhône-Alpes.
Dans la Drôme, la genette est considérée comme assez commune et est maintentant mentionnée sur pratiquement tout le sud du département : vallée du Rhône, Drôme provençale et Diois (Gaubert & al., 2008). En Isère, elle est occasionnelle bien qu'une quinzaine de données existent depuis la fin du XIXème siècle (Noblet, 2007, cité par Léger et Ruette, 2010), notamment dans le Grésivaudan, le Trièves et le Vercors (Veillet & Noblet, 1989, cité par Goujon & al., 2008). A noter que la petite population installée dans le massif du Pilat (Loire, Rhône) semble trouver une petite continuité en rive gauche du Rhône, dans le nord-ouest du département de l'Isère (Léger et Ruette, 2010).
Dans une moindre mesure, on sait que des individus ont traversé la Loire pour s'étendre géographiquement vers le nord. Au début du XXème siècle, on signalait déjà des captures de genettes (sans doute erratiques ou échappées de captivité) en Belgique, en Suisse, en Allemagne et en Haute-Saône en France (Heim de Balzac, 1936, cité par Livet & Roeder, 1987).
Entre 1870 et 1995, 86 observations de genettes dans la nature ont été recensée,s en provenance de 32 départements du nord de la France (régions Alsace, Bourgogne, Champagne-Ardenne, Ile-de-France, Franche-Comté, Lorraine, Nord-Pas-de-Calais, Picardie). A la différence du sud-est de la France, il s'agit d'individus erratiques, qui ne témoignent donc pas d'une extension spontanée de l’espèce au nord de la Loire avec constitution de populations (Léger, 1997 cité par Léger & al., 2003). Entre 1991 et 2008, 80 mentions documentées et fiables ont été obtenues (Léger et Ruette, 2010), ce qui ne traduit toujours pas un processus actif de colonisation de l'espèce au nord de la Loire.
L'essentiel de ces mentions concernent le Nord-Est de la France, à savoir la Bourgogne, la Franche-Comté, la Champagne-Ardennes, la Loraine et l'Alsace. Ainsi, tout récemment, une lectrice du site m'informe avoir observé avec certitude une genette dans les phares de sa voiture, le 31 juillet 2009, dans le sud de la Haute-Marne (commune de Neuilly-l'Evêque) (Vue, com.pers.).
Mais de plus en plus de données proviennent du Nord-Ouest et du Centre de la France. Ainsi, depuis 2005, la présence de l'espèce s'affirme de plus en plus dans le nord-ouest du département de la Loire-Atlantique, en Brière, Val de Loire et sur des plateaux boisés au nord de la Loire (Léger et Ruette, 2010). Il s'agit du seul secteur au nord de la Loire sur lequel un processus actif de colonisation semble se mettre en place. Périodiquement et depuis longtemps, quelques observations sporadiques ont été enregistrées du Maine-et-Loire à la Mayenne, ainsi qu'en région Centre dans le Val de Loire, l'Orléanais, la Puisaye, le Gâtinais, jusque dans le nord du Loir-et-Cher et le sud de l'Eure-et-Loir (Léger et Ruette, 2010).
L'espèce a également été observée en Bretagne, du Morbihan au Finistère, avec une trentaine de mentions depuis le XIXème siècle (Léger et Ruette, 2010). Dernièrement, en 2006, une genette a été capturée à Cap-Sizun et une autre observée sur les bords de l’Odet (Simmonet, 2006).
La genette est absente de Corse et n'y a semble-t-il jamais vécu. Toutefois, un individu a été trouvé mort dans la nature, au centre de l'île (Léger & Ruette, 2010). Son origine est évidemment suspecte et pas naturelle. Depuis, aucun élément ne fait état de la présence d'individus en Corse.
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| QUELQUES DONNEES RECUEILLIES DANS LE SUD ET L'EST DE LA FRANCE |
Vous trouverez ici, de manière absolument pas exhaustive évidemment, quelques observations de genettes effectuées dans le Sud-Est et le Nord de la France :
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Rive
droite de la vallée du Rhône (Massif Central, Languedoc,
piémont pyrénéen)
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ARDECHE
(07)
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Genette surprise en janvier 2010 dans un poulailler |
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AUDE
(11)
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AVEYRON
(12)
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DORDOGNE
(24)
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GARD
(30)
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HAUTE-GARONNE
(31)
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GERS
(32)
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HERAULT
(34)
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LANDES
(40)
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LOZERE
(48)
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PYRENEES-ORIENTALES
(66)
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TARN
(81)
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Rive
gauche de la vallée du Rhône (Provence, Alpes et Préalpes)
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ALPES-DE-HAUTE-PROVENCE
(04)
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ALPES-MARTIMES
(06)
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BOUCHES-DU-RHONE
(13)
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DROME
(26)
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ISERE
(38)
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VAR
(83)
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Crottier de genette trouvée en mai 2011 dans le massif des Maures |
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VAUCLUSE
(84)
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Nord-Est
de la France
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COTE
D'OR (21)
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HAUTE-MARNE
(52)
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| Sources :
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