Page créée le 3 Septembre 2005- Page dernièrement modifiée le Samedi 3 Septembre 2005
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GENISSES TUEES PAR UN LOUP EN ISERE : AUTORISATION D'ABATTRE CE LOUP DONNEE
PAR LE MINISTERE DE L'ECOLOGIE ... -
19/05/2005
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Tout d'abord, deux génisses ont été tuées dans la nuit du 3 au 4 mai sur la commune de Bilieu, en Isère, au pied du massif de la Chartreuse, à près de 40 kilomètres au nord de Grenoble. L'identification du prédateur reste incertaine en ce qui concerne ces deux premières attaques, survenues dans la nuit du 3 à 4 mai : "Les observations et constats faits sur le terrain vont être complétés par des vérifications notamment à partir d'échantillons", selon un communiqué de la préfecture
Plus tard, dans les nuits du 10 au 11 mai et du 12 au 13 mai, deux autres attaques ont été constatées sur la commune voisine de Saint-Geoire-en-Valdaine. Par contre, les expertises conduites par l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) concluent cette fois "à de très fortes présomptions d'une attaque de loup, intervenue dans la nuit du 10 au 11 mai sur la commune de Saint-Geoire-en-Valdaine", selon la même source.
Dernièrement, dans la nuit du 18 au 19 mai, une nouvelle génisse a été découverte morte chez un éleveur de la commune de Bilieu. Elle a été probablement tuée par un loup.
Les experts de l'ONCFS soupçonnent un seul loup d'être l'auteur de ces attaques. Initialement, les autorités avaient fait état de deux loups. Il s'agit très vraisemblablement d'un jeune loup, non intégré à une meute, qui erre à la recherche d'un territoire.
Dès le 11 mai, un dispositif de surveillance et d’effarouchement a donc été mis en place.
Puis, le préfet de l'Isère a reçu vendredi 13 mai le feu vert de Paris pour prendre un arrêté autorisant un "tir d'effarouchement et de rabattement" du loup soupçonné d'être à l'origine des attaques. Ainsi donc, par arrêté préfectoral du 13 mai, des battues d’effarouchement ont été mis en œuvre, associant agents de l’ONCFS et lieutenants de louveterie sur les communes concernées (notamment Bilieu, Massieu, Saint-Geoire-en-Valdaine).
Un loup mâle de 35 kg a ainsi été observé le 15 mai à 3 heures du matin. Le 18 mai, dans le massif de Servelongue, un loup s’est enfui devant des tirs d’effarouchement.
L'équipe a même reçu le renfort de chasseurs, à la demande du préfet. une battue d'une trentaine de personnes a alors été organisée, sans résultat, dans les nuits de mardi 17 à mercredi 18 et de mercredi 18 à jeudi 19.
Suite à cet échec, les ministres de l'Ecologie et de l'Agriculture, Serge Lepeltier et Dominique Bussereau, ont décidé, jeudi 19 mai 2005, d'autoriser un "tir anesthésiant" pour le loup de l'Isère soupçonné d'avoir attaqué des bovins dans ce département, a-t-on appris au ministère de l'Ecologie.
"Si le loup est pris, il pourrait être orienté vers un parc animalier", a précisé l'entourage de M. Lepeltier. "Si on ne parvient pas à l'attraper, les ministres pourraient donner leur feu vert dans les 48 heures à un tir léthal" (c'est-à-dire mortel). Dès réception de l'arrêté interministériel, le préfet de l'Isère pourra agir, a précisé la même source.
Malgré deux observations visuelles, aucun tir anesthésiant n'a pu être effectué aux cours de ces 48 heures. De ce fait, "par décision ministérielle de ce jour [21/05/2005], le prélèvement par tir à balle a été autorisé. Toutes les dispositions ont été immédiatement prises (...) pour que cette mesure puisse être mise en application dès ce soir", explique un communiqué de la préfecture de l'Isère datant du 21 mai. "Un dispositif de recherches, patrouilles et affûts combinés mobilisera les agents de l'ONCFS et les lieutenants de louveterie. Ce dispositif sera adapté, et le cas échéant renforcé, afin de procéder à ce prélèvement dans les meilleurs délais", ajoute-t-il.
Le soir même [21/05/2005], 3 patrouilles sont parties sur les traces d'un loup suspecté d'avoir tué plusieurs vaches en Isère. Les trois équipes, composées chacune de quatre lieutenants de louveterie armés, partent de 3 endroits différents et dressent des affûts à la tombée de la nuit et au lever du jour, a détaillé Philippe Cornet, lieutenant de louveterie, lors d'un point presse organisé pour présenter le dispositif de la traque.
Entre ces deux périodes, des patrouilles en véhicules sont menées. Les trois patrouilles parcourent environ 600 km par nuit, a-t-il ajouté.
Le 22 mai, le loup a été vu dans la nuit par l'une des trois patrouilles, mais celle-ci n'a pu l'abattre, selon la préfecture. Le loup a été aperçu au milieu de la nuit près de Massieu, commune située à proximité de Saint-Geoire-en-Valdaine. Un tir a été effectué à 150 mètres de distance, mais l'animal n'a pas été touché et a pris la fuite, selon la même source.
Lundi 23 mai, les patrouilles ont été renforcées, pour une troisième nuit consécutive de traque au loup, par 6 agents supplémentaires de l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS). Au total, 18 agents sont mobilisés dans la zone où le loup se déplace depuis le début du mois de mai. La traque est autorisée sur le territoire de dix communes proches de Saint-Geoire-en-Valdaine.
Enfin, dans la nuit du 27 au 28 mai, une vingtaine de personnes munies de clairons et de torches se sont rassemblées près de Saint-Geoire-en-Valdaine (Isère) pour tenter de mettre en échec les battues organisées depuis le 21 mai pour abattre le loup soupçonné d'avoir tué plusieurs génisses. Le groupe a perturbé le dispositif de traque jusqu'à 04H00 samedi matin, a indiqué à l'AFP le directeur départemental pour l'Isère de l'agriculture et de la forêt, Yves Tachker. "Il n'y a pas eu de heurts mais le dispositif a dû être modifié par mesure de sécurité. Nous avons réduit le nombre de patrouilles et les agents ont passé une partie de leur temps à essayer de "décrocher" les voitures qui les suivaient ou les personnes qui se trouvaient sur la zone", a expliqué M. Tachker. Ces opérations sont assurées par une association écologiste locale : Cosa Animalia.
Par ailleurs, les maires des 10 communes concernées par l'abattage du loup ont émis des "Avis à la population", recommandant au public de ne pas se promener la nuit dans les bois afin de faciliter le travail des agents chargés de la traque.
La traque d'un loup suspecté d'avoir tué plusieurs génisses en Isère, autorisée par le gouvernement et lancée le 21 mai, a été suspendue lundi 30 mai.
M. Tachker, directeur départemental de l'Agriculture et de la Forêt, a indiqué qu' "il n'y a pas eu de nouvelles attaques, il reste introuvable, on va attendre de nouveaux indices".
Après un répit de moins de 48h, les agents de l’ONCFS sont à nouveau opérationnels pour tuer le loup apparemment responsable des 5 génisses tuées dans le département pendant le mois de mai.
Le prélèvement du loup est autorisé par arrêté interministériel jusqu’au 15 juin 2005.
Un incident gravissime a eu lieu le 4 juin 2005 : une sympathisante anti-abattage s'est fait prendre à partie par une soixante d'individus. A ce sujet, lire : http://www.loup.org/spip/article485.html
Voir : L'arrêté autorisant le tir d'un loup en Isère suspendu par le Conseil d'Etat.
Voir : Protocole technique d'intervention sur les loups en 2005
Voir : Premier loup abattu dans les Alpes (Isère) dans le cadre du protocole 2005.
Pour protester : LA CYBER ACTION !
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Sources :
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