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créée le 10 Juin 2005- Page dernièrement modifiée
le Vendredi 10 Juin 2005
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PREMIERS
ELEMENTS DU PLAN LOUP 2005 TRES INQUIETANTS POUR LE LOUP -
30/03/2005
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Une
réunion du Groupe Loup a eu lieu le 2 juin 2005 à Lyon. L’ambiance était tendue.
L’administration a dévoilé son projet de protocole "d’intervention sur
le loup" pour 2005, sans préciser le nombre de loups à
prélever.
Voici quelques premiers
éléments fournis par FERUS :
- Les interventions ne
doivent pas nuire au statut de conservation favorable mais ce statut n’est
pas chiffré. Le MEDD estime que des tirs peuvent avoir lieu dès maintenant
sans violer les textes. Les ultimes chiffres de l’ONCFS donnent 43-44 loups
pour l’estimation minimale hivernale (traces) et 76 à 94 loups d’après les
extrapolations "ADN".
- L’essentiel des interventions
aura lieu dans les Zones de Présence Permanente (ZPP) mais des tirs de défense
pourront avoir lieu hors ZPP. C’est un recul par rapport à la position de
la DNP au précédent groupe.
- Les conditions d’interventions
(3 attaques successives ayant causé des dommages sur des troupeaux protégés)
sont indiquées, les préfets pouvant moduler un peu.
- Les demandes d’intervention
passeront par les DDAF, la chambre d’agriculture s’exprimera, le comité départemental
"loup" sera réuni, et en son sein un groupe restreint pourra le suppléer en
cas d’urgence. Le préfet prendra son arrêté de destruction après cet avis
et celui de l’ONCFS. Il désignera l’agent de l’ONCFS responsable de la destruction
et le cas échéant l’éleveur qui pourra agir en défense exceptionnelle.
- Les prélèvements pourront
être réalisés par tir (ONCFS, louvetiers, chasseurs encadrés par les précédents),
la fédération des chasseurs donnant son avis si des chasseurs sont convoqués.
Il pourra aussi s’effectuer par piégeage même en hiver.
- Hors ZPP et en ZPP, un
seul éleveur pourra être autorisé à tirer pendant trois semaines dans des
conditions très particulières (ou à faire tirer des ayant droits chasseurs)
après avoir reçu la visite d’un agent de l’ONCFS et avoir expliqué ce qu’il
ferait et entendu des recommandations de sécurité.
- Les tirs "d’effarouchement"
sont prévus mais pas décrits.
Bien entendu le nombre PLAFOND
de loup à tuer au niveau national est fixé par le ministre et on ne peut en
aucun cas le dépasser en cumulant les diverses possibilités.
Ces modalités comportent
des points qui font l’unanimité "contre" des associations de protection
de la nature : le piégeage des loups ou leur destruction pendant l’hiver, alors
que les troupeaux ont déserté les alpages par exemple.
Les associations ont également
dénoncé le flou dans les objectifs : régulation ou défense de troupeaux bien
protégés ?
La discussion générale fait
apparaître des nuances.
- FNE est hostile à la
mise en œuvre des mesures de destruction de loups dès 2005, sauf pour des
cas exceptionnels où la protection a bien été mise en place.
- FERUS, le WWF et la SPA
restent hostiles à toute destruction de loup en 2005 puisque l’espèce reste
fragile en France.
Les éleveurs de leur côté
développent le discours classique avant chaque été (nous ne tenons plus nos
troupes, si les gens ne sont pas autorisés à se défendre, le poison et les tirs
illégaux vont se multiplier).
A noter la présence de deux
nouveaux participants au groupe :
- un membre de la commission
faune du Conseil National de la Protection de la Nature, conseil qui vote
sur les décisions ministérielles concernant la faune (c'est cette commission
qui a donné en aveugle un avis favorable scandaleux au tir du loup dans l’Isère,
sous la pression du ministère... Pas très rassurant !)
- un président de Fédération
Départementale de Chasseurs, qui pour cette première participation s’est fait
très discret.
Mais on constate sur le
terrain que de nombreux chasseurs développent un discours très primaire hostile
au loup. On voudrait espérer que la bonne parole passera de ce représentant
des chasseurs vers sa base mais le contraire est infiniment plus probable !
Le groupe a adopté les propositions
très élaborées relatives à l’indemnisation des dommages qui a pour conséquence
un quasi doublement du coût global de ces mesures et répond à l’essentiel des
attentes des éleveurs en la matière.
Le 9 juin, le Ministère
de l'Ecologie et du Développement Durable présentera son projet de protocole
devant conduire à de nouveaux tirs de loup au CNPN. Mais le Ministère
est bien décidé à le publier au Journal Officiel quel que soit le résultat de
ses consultations.
Des recours en annulations
sont donc à prévoir de la part des différentes associations de protection
de la nature.
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