Page mise en ligne le 23 Mars 2008 - Page dernièrement modifiée le Dimanche 23 Mars 2008
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UN
LOUP PRESENT DANS LA MONTAGNE NOIRE (TARN) -
20/03/2008
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La présence d’un loup dans la Montagne Noire (département du Tarn) en cette fin d'hiver 2007/2008 a été confirmée par le service départemental de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS), à l'occasion d'une conférence de presse donnée le 20 mars 2008 à Albi par le préfet du Tarn.
Il a été annoncé que, du 5 février au 16 mars 2008, 4 carcasses de chevreuils ont été découvertes sur le versant nord du pic de Nore, dans le massif de la Montagne Noire, principalement sur la commune de Saint-Amans-Soult (Tarn). A chaque fois, les carcasses ont été retrouvées dépecées, la gorge broyée, la peau retournée en chaussette et une grande quantité de viande (entre 5 et 10 kg) est consommée. Par ailleurs, quatre moulages d'empreintes ont été effectués et un témoignage a été recueilli.
"A 99%, les quatre chevreuils découverts dépecés dans la Montagne Noire ont été victimes des attaques d’un loup", a déclaré lors de cette conférence de presse Pascal Pouzenc, chef du service départemental de l’ONCFS du Tarn. "Toute une série d’indices vont dans le sens de la présence d’un loup", a précisé le Préfet tarnais à cette occasion. "Il y a une forte probabilité de la présence entre Mazamet et Saint-Amans-Soult, dans la Montagne Noire, d’au moins un animal de cette espèce qui pourrait avoir émigré de la Lozère ou des Alpes", rajoute le Préfet.
Mais pour en être totalement certain (car la confusion avec un grand chien ne peut toutefois pas être totalement écartée), une crotte découverte à 800 mètres d'une des proies trouvées a été immédiatement confiée au Laboratoire d'Ecologie Alpine de l'université de Grenoble (les résultats devraient être connus avant juin).
Selon le préfet du Tarn, l'implantation de loups en Montagne Noire est d'autant plus "naturelle" que la région s'y prête. "De même que les monts de Lacaune, c'est une zone boisée à 75 %. La forêt se compte par dizaines de milliers d'hectares", évalue Marc Mariel, à la DDAF à Albi. Ces massifs abritent en outre de nombreuses proies potentielles : chevreuils, sangliers, lapins, lièvres...
Enfin, cette conférence de presse a été l'occasion d'insister sur le fait que, par rapport aux Alpes, le mode d'élevage est ici complètement différent. Les troupeaux sont parqués et vivent dans des périmètres restreints, plus faciles à protéger. Si malgré des dommages venaient toutefois à être constatés, le préfet rappelle "que le dispositif d'indemnisation des dégâts dus au loup, existant depuis 1993, peut s'appliquer au Tarn".
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Sources :
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