Page mise en ligne le 13 août 2004 - Page dernièrement modifiée le Samedi 13 Août 2004

LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE GRENOBLE SAISI POUR DEUX ARRETES ANTI-LOUP - 10/08/2005

Le tribunal administratif de Grenoble, saisi en référé par deux associations de défense des animaux, s'est penché mercredi [10 août 2005] sur deux arrêtés anti-loup et rendra ses arrêts jeudi.

L'Association pour la Protection des Animaux Sauvages (ASPAS) et la Société Protectrice des Animaux (SPA) attaquaient un arrêté du préfet de l'Isère pris le 20 juin 2005, autorisant à tuer un loup dans des communes de la Valdaine, où des attaques de bétail se sont produites.

L'avocat des associations, Me Benoît Candon, a estimé qu'il n'y avait pas eu assez d'attaques, ni de victimes dans les troupeaux dans cette zone pour justifier cette décision. Il a relevé que le Comité départemental loup n'avait pas été convoqué pour traiter expressément de ce problème. Ce comité composé notamment d'éleveurs et de chasseurs n'est pas objectif à propos du loup dont la population en Valdaine, estimée à un ou deux individus, est menacée, a-t-il protesté. Le directeur départemental de l'Agriculture et de la Forêt, Yves Tachker, a répondu qu'en Valdaine, le loup avait tué plusieurs génisses et que pour l'administration "une génisse vaut huit moutons". Il a ajouté que le Comité départemental loup existait depuis trois ans et qu'il comprenait parmi ses membres des scientifiques favorables au loup.

Dans la seconde affaire, l'ASPAS attaquait une décision de six maires savoyards de la vallée de la Maurienne autorisant par arrêté des chasseurs agréés à accompagner les troupeaux en estive dans le parc national de la Vanoise. Me Candon a estimé qu'il s'agissait là de "milices armées illégales" autorisées par les maires, et que la chasse et l'intrusion d'armes à feux étaient interdites dans le parc où seul le directeur avait le droit de faire abattre un animal. L'avocat des maires a fait remarquer que ces arrêtés n'avaient pas été transmis à la préfecture et donc n'avaient pas de valeur exécutoire, et que ces textes n'autorisaient pas les chasseurs à tuer le loup.

Source :

  • Dépêche AFP du 10/08/2005.

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