Page mise en ligne le 19 Juillet 2005 - Page dernièrement modifiée le Mercredi 26 Août 2009
| LES
ZONES DE PRESENCE PERMANENTE DU LOUP DANS LES ALPES |
Cette page est consacrée aux Zones de Présence Permanente du loup (ZPP) dans les Alpes. Une présentation de chacune de ces zones y sera effectuée : territoires occupés, effectifs au fil des ans ... :
| QUELQUES PRECISIONS |
On parle de Zone de Présence Permanente (ZPP) lorsqu'un territoire est peuplé à l’année et depuis au moins deux hivers consécutifs, par une ou plusieurs meutes ou individus. Par ailleurs, au cours de ces deux hivers, la présence de l'espèce doit également être prouvée par des analyses génétiques (à partir de fécès, de poils ou d'urine).
- Evolution du nombre de zones de présence permanente (meutes ou individus isolés) dans les Alpes françaises :
| HIVERS |
NOMBRE
DE ZONES DE PRESENCE PERMANENTE ALPINES |
| 1992
/ 1993 | 1 |
| 1993
/ 1994 | 2 |
| 1994
/ 1995 | 2 |
| 1995
/ 1996 | 2 |
| 1996
/ 1997 | 3 |
| 1997
/ 1998 | 4 |
| 1998
/ 1999 | 8 |
| 1999
/ 2000 | 9 |
| 2000
/ 2001 | 9 |
| 2001
/ 2002 | 10 |
| 2002
/ 2003 | 11 |
| 2003
/ 2004 | 13 |
| 2004
/ 2005 | 17 |
| 2005
/ 2006 | 21 |
| 2006
/ 2007 | 23 |
| 2007
/ 2008 | 24 |
| 2007
/ 2008 | 24 |
Au cours de l'hiver 2007/2008, 24 ZPP sont localisées dans les massifs internes du Mercantour (06), du Haut-Verdon (04), du Dévoluy (05), du Queyras (05), du Briançonnais (05), de l'Oisans (38), de la Belledonne (38), du Galibier/Thabor (73), de la Vanoise (73) et de Bornes (74), ainsi que dans les massifs préalpins de Lure (04, des Monges (04), du Vercors (26 - 38) et des Bauges (73). La ZPP de Tarentaise (73) a été déclassée en 2008/2009, après deux hivers sans indice de présence.
Une ZPP ne correspond pas forcément à une meute au sens biologique. Une meute est définie par la présence d'un couple (mâle et femelle mâtures) tenant un territoire depuis au moins deux hivers consécutifs.
Ainsi :
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| LES ZPP DU MASSIF DU MERCANTOUR (Alpes-Maritimes et Alpes-de-Haute-Provence) |
Il y a actuellement dans le massif du Mercantour 4 zones de présence permanente, correspondant à 4 meutes :
![]() |
| Paysage du Mercantour, territoire de la meute "historique" de Vésubie-Tinée. Photo : © Mathieu Krammer - 28 août 2008. |
Cette meute "historique", puisque la première apparue en France, a été créée en 1992/1993, bien qu'il soit possible qu'un ou plusieurs loups aient été présents les années précédentes.
Cette meute s'est installée à cheval entre les vallées de Vésubie et de Tinée. C'est sur la commune de Valdeblore que le premier couple a été aperçu en novembre 1992. Depuis, le territoire de cette meute, estimé à 250 km², se situe principalement sur cette commune ainsi que sur celles de Saint Martin-Vésubie et Saint-Sauveur-sur-Tinée. Enfin, ce groupe est transfrontalier avec l'Italie (où il est appelé "Mollières Gesso"), bien que la majeure partie de son territoire se situe en France.
Des naissances certaines ont été constatées en 1993, 1995, 1996, 1997, 1998, 2000 et de 2002 à 2008. Un louveteau victime d'un appât empoisonné a été retrouvé mort durant l'été 2002, sans que la meute en ait pâti.
10 individus étaient présents lors de l'hiver 2008/2009. Il s'agit du record français actuel ! Cette meute abritait déjà 6-7 individus lors de l'hiver 2007/2008 (soit la meute la plus importante de France cet hiver là). Pour suivre l'évolution des effectifs, voir le tableau ci dessous.
Durant l'hiver 1994/1995, la meute de Vésubie Roya est créée.
Les individus de ce groupe occupent un espace d'environ 200 km² entre les vallées de la Roya et de Vésubie, sur le secteur des commnes de Moulinet, Breil-sur-Roya et de Bélvédère. Cette meute est transfrontalière avec l'Italie (où elle est appelée "Sabbone Roya").
Des naissances sûres ont été constatées en 1995, 1997, 1998 et 2008. Cette meute comptait 6 loups lors du dernier hiver 2008/2009. Pour suivre l'évolution des effectifs, voir le tableau ci dessous.
Depuis 2002, on sait que la meute de Haute Tinée est transfrontalière.
En effet, les mêmes animaux fréquentent la vallée française de la Tinée et la vallée italienne de la Stura (en Italie, cette meute est appelée "Stura alta"). Située au nord-est de Parc National du Mercantour, cette meute a été créée durant l'hiver 1996/1997. En France, la principale commune utilisée est celle de Saint-Etienne-de-Tinée, bien que l'on ne connaisse pas très précisément les limites de son territoire.
Lors de l'hiver 2008/2009, 4 individus étaient présents. Pour suivre l'évolution des effectifs, voir le tableau ci dessous. La reproduction a été prouvée en 2004, 2005, 2007 et 2008 lors de séances de hurlements provoqués.
Alors que pendant longtemps cette meute a principalement évolué côté italien, elle semble avoir de nouveau basculé depuis 2007 côté français. A noter également que depuis juillet 2009, une louve de la meute est équipée d'un collier émetteur et suivie dans le cadre d'un programme d'étude sur la prédation. Il s'agit du seul loup ainsi équipée en France. Pour plus d'informations, voir l'Actualité : Une louve capturée et équipée d'un émetteur GPS dans le Mercantour
Durant l'hiver 1997/1998, la meute de moyenne-Tinée est créée à l'ouest de celle de Vésubie Tinée, sur les communes de Roure, Robion et Isola. A la différence des trois groupes précédents, cette meute de loups n'est pas transfrontalière. Elle déborderait par contre en haute vallée du Var (à confirmer par les analyses génétiques).
Des naissances ont été constatées en 1998, 1999 et 2004 ; aucune confirmation en 2000, 2001, 2002, 2003, 2005, 2006, 2007 et 2008. Cette ZPP comptait 2 individus au cours de l'hiver 2008/2009. Pour suivre l'évolution des effectifs, voir le tableau ci dessous.
Tableau synthétique présentant l'évolution des effectifs minimaux de loups dans le Mercantour, estimés par le suivi des pistes dans la neige (Source : Parc National du Mercantour et Réseau Loup) :
| HIVERS |
Haute
Tinée - Haute Stura |
Moyenne
Tinée | Vésubie
Tinée | Vésubie
Roya | Effectif
minimal |
| Novembre
1992 |
2 |
2 | |||
| 1992/1993 |
2 |
2 | |||
| 1993/1994 |
6 |
? |
6 | ||
| 1994/1995 |
8 |
2 |
10 | ||
| 1995/1996 |
7 |
5 |
12 | ||
| 1996/1997 |
2 |
8 |
5 |
15 | |
| 1997/1998 |
3 |
2
? | 6 |
6 |
17 |
| 1998/1999 |
4 |
4
? | 4 |
6 |
18 |
| 1999/2000 |
3 |
7 |
3 |
6 |
19 |
| 2000/2001 |
2 |
3 |
4 |
5 |
14 |
| 2001/2002 |
2 |
2 |
2 |
6 |
12 |
| 2002/2003 |
5 |
2 - 4 |
5 - 6 |
3 - 4 |
15
- 19 |
|
2003/2004 |
3 |
4 - 6 |
5 |
3 - 4 |
15 -
18 |
| 2004/2005 |
5 |
3 |
6 |
4 |
18 |
| 2005/2006 |
3 |
2 |
5 |
4 - 5 |
14 -
15 |
| 2006/2007 |
2 |
2 |
5 |
4 |
13 |
| 2007/2008 |
5 |
1 |
6 - 7 |
4 |
16 -
17 |
2008/2009 | 4 | 2 | 10 | 6 | 22 |
Outre la meute de Haute-Tinée - Valle Stura, il existe 3 meutes transfrontalières dont les territoires hivernaux sont installés en Italie et qui effectuent des incursions périodiques en été dans le secteur du Mercantour. Comme leurs territoires hivernaux ne se situent pas en France, les effectifs de ces meutes ne sont pas dénombrés par le Parc National du Mercantour. Il s'agit de :
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| LES ZPP DE LA VALLEE DE L'UBAYE ET DE LA HAUTE VALLEE DU VERDON (Alpes-de-Haute-Provence) |
La vallée de l'Ubaye est actuellement fréquentée par 3 meutes de loups constituées : la meute du "Parpaillon - Ubaye" en haute vallée ; la meute du "Haut-Verdon - Bachelard" entre haute vallée du Verdon et vallée du Bachelard (affluent de l'Ubaye) ; et la meute des "Trois-Evéchés - Ubaye" entre hautes vallées du Verdon, de la Bléaone et basse vallée de l'Ubaye. Depuis quelques années, une nouvelle meute est présente, au sud de la ZPP du Haut-Verdon - Bachelard, dans la haute vallée du Verdon.
Aux limites nord des Alpes-de-Haute-Provence et sud des Hautes-Alpes, ce massif abritait l'espèce depuis 2003, mais les indices restaient très épars et ne donnaient aucune indication sur la structure éventuelle d'un groupe (nombre d'individus...). Ainsi, en juillet et décembre 2003, deux observations visuelles sur les communes de Vars et des Orres montrent la présence de l'espèce dans le massif du Parpaillon. Lors de l'été 2003, la présence de l'espèce a également été prouvée génétiquement. Par ailleurs, un animal est observé visuellement plusieurs fois au cours du printemps 2004 et une observation visuelle de 2 animaux en mai 2004 a été jugée "probable" par le Réseau Loup. Enfin, lors de l'hiver 2004/2005, une piste de deux loups a été observée, mais aucun autre indice n'a été relévé. Le nombre d'indices restant très faible, ce massif était donc classé en Zone de Présence Temporaire.
Finalement, cette zone devient au cours de l'hiver 2005/2006 une zone de présence permanente, grâce notamment à une forte pression d'observation. Le groupe semble fréquenter prioritairement le versant des Alpes-de-Haute-Provence, peut-être à cause des ressources alimentaires plus importantes et des conditions d'hivernage plus favorables. Toujours est-il que cette meute occupe le massif du Parpaillon et les deux rives de la haute vallée de l'Ubaye, principalement un "croissant" allant de La Condamine-Châtelard à Larche. Par contre, la structure du groupe est encore méconnue, notamment vis-à-vis des autres groupes de loups présents aux alentours.
En 2008, la génétique nous apprend que les mêmes animaux fréquentent le sud du Queyras (vallée de Ceillac) et la haute vallée de l'Ubaye (en amont de Saint-Paul). Par ailleurs, la reproduction a été prouvée en 2008 sur Ceillac, avec notamment une photo de deux louveteaux.
En tout cas, 5 à 8 loups ont été recensés dans cette zone au cours de l'hiver 2005/2006, avec une très probable reproduction en 2005. Bien que la reproduction ait été prouvée en 2006, cette meute ne comptait plus que deux individus lors de l'hiver 2006/2007. La reproduction a une nouvelle fois été prouvée en 2007. Lors de l'hiver 2007/2008, 3-4 individus composaient cette meute, 3 lors de l'hiver 2008/2009.
Ce groupe a été revélé par les analyses génétiques qui ont montré que les loups fréquentant la rive droite du Verdon étaient différents de ceux fréquentant la rive gauche. Actuellement, sauf indication contraire lors des prochaines sessions d'analyses génétiques, cette meute fréquenterait une vaste zone comprise entre le vallon du Lavercq en basse vallée de l'Ubaye (commune de Rével-Méolans notament), la haute vallée de la Bléone et la rive gauche de la haute vallée du Verdon, jusqu'à Colmars-les-Alpes.
La reproduction a été effective en 2005. Au cours de l'hiver 2005/2006, 4 à 7 individus ont été recensés sur la zone, dite des "Trois-Evéchés - Ubaye". La reproduction n'a pas été prouvée en 2006 et 3 individus étaient présents lors de l'hiver 2006/2007. Lors de l'hiver 2007/2008, 2 indices seulement ont été relevés, indiquant la présence d'un seul individu seulement. A peine plus d'indices furent trouvés lors du dernier hiver (4), indiquant la présence d' 1 à 3 loups lors de l'hiver 2008/2009.
Bien que la reproduction n'ait pas été prouvée cet été, 2 adultes ont tout de même été entendus au nord du massif en 2008. Il semble que cette meute ait changé ces habitudes, notamment en terme d'occupation de l'espace.
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Lors de l'hiver 2002/2003, la présence temporaire du loup a été constaté sur le massif des Trois-Evêchés, centré sur les hautes vallées du Verdon (zone centrale du Parc National du Mercantour) et de la Bléone. Ce massif est située entre les ZPP du massif des Monges et de la Haute-Tinée. La femelle fondatrice de cette meute provient de la meute de Moyenne Tinée. Cette présence fait suite à de nombreux dommages constatés sur ce secteur lors de l'été 2002. Au nord de ce secteur, des observations visuelles jugées probables ont été renseignées dans la le vallée du Bachelard (Zone centrale du Parc national du Mercantour), lors de l'hiver 2002/2003. Par ailleurs, le foyer de dommage persiste en 2003.
La présence de 3 loups lors de l'hiver 2003/2004 permet de classer cette zone en ZPP. La reproduction a été prouvée en 2004 en Ubaye (séances de hurlements provoqués). Depuis cette date, la meute occupe un vaste territoire entre la rive gauche de la haute vallée du Verdon, la rive droite de la haute vallée du Var et la vallée du Bachelard en Ubaye.
Au cours de l'hiver 2006/2007, 4 individus fréquentaient la vallée du Bachelard - Haut-Verdon ; 2 à 4 lors de l'hiver 2007/2008 et 3 en 2008/2009, avec reproduction prouvée en 2007 et 2008).
Depuis l'été 2005, la présence de l'espèce est attestée dans le massif du Grand Coyer, entre la haute vallée du Verdon (au sud du territoire fréquenté par la meute du Haut-Verdon - Bachelard) et la haute vallée du Var. Deux indices sont trouvés lors de l'hiver 2005/2006 et la reproduction est même prouvée lors de l'été 2006.
Comme dans le même temps, la fréquentation de la vallée du Bachelard et du Haut-Verdon ne semble plus qu'occasionnelle en 2006, sans reproduction identifiée, on pensait à un décantonnement de la meute du Haut-Verdon - Bachelard vers le massif du Grand Coyer. Finalement, les analyses génétiques ont prouvé en 2007 qu'il s'agissait d'un nouveau groupe et ont donc permis de diviser - rétrospectivement - cette ZPP en deux.
Lors de l'hiver 2007/2008, une meute de 4 individus fréquentaient le massif du Coyer, avec reproduction prouvée en 2008.
Bizarrement, plus qu'un seul indice d'un individu est trouvé lors de l'hiver 2008/2009... Un déficit de prospection est évoqué...
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| LA ZPP DU MASSIF DU CHEIRON-ESTERON (Alpes-Maritimes) |
Depuis 2002, la présence du loup est renseignée sur le massif du Cheiron-Estéron, dans les Préalpes de Grasse, à la fois par quelques indices de présence et aussi des constats d’attaques sur troupeaux. Cependant aucune récurrence (seuls 4 indices sont relevés en 5 ans) ne pouvait être mise en évidence pour statuer sur une présence hivernale structurée ou non en meute.
Au cours de l'hiver 2006 / 2007, un seul indice avait été trouvé.
Heureusement, une pression d’observation accrue a permis de collecter au cours de l’hiver 2007 / 2008 une dizaine d’indices de présence, ce qui permit de classer ce massif en ZPP. La génétique a par ailleurs identifié deux loups différents (un mâle et une femelle). Le suivi de terrain a permis de confirmer la présence de deux individus lors de l'hiver 2007/2008 , 2 à 5 individus lors de l'hiver 2008/2009.
Si la reproduction n'a pas pu être prouvée par les opérations d'hurlements provoqués en 2008, une observation de 5 individus en novembre 2008 la suppose fortement.
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| LA ZPP DU MASSIF DES MONGES (Alpes-de-Haute-Provence) |
Depuis 1998, la présence d'un loup est prouvée dans ce massif. En 1999, ce sont deux loups qui y vivent. On pensait donc à la création d'une nouvelle meute, mais au cours des 4 derniers hivers (2000/2001, 2001/2002, 2002/2003 et 2003/2004), un seul individu est présent.
Au contraire, les analyses génétiques individuelles prouvent que 2 individus différents ont fréquenté le massif, chaque année depuis 1998, soit un total de 6 individus en 5 ans. Par ailleurs, 1 mâle et 1 femelle étaient présents entre mai et décembre 2001.
Deux individus ont pu être recensés au cours de l'hiver 2004/2005, mais de nouveau un seul loup au cours de l'hiver 2005/2006. Lors des hivers 2006/2007 et 2007/2008, deux individus (un couple identifié par la génétique) étaient présents dans la zone.
Suite à une première reproduction avérée en 2008, cette meute comptait 4 individus lors de l'hiver 2008/2009.
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| LA ZPP DE LA MONTAGNE DE LURE (Alpes-de-Haute-Provence) |
La présence de l'espèce est notée une première fois en 1999, avec une piste d'un individu. Jusqu'en 2006, rien à signaler hormis quelques indices ponctuels. La présence de l'espèce est finalement prouvée avec certitude en 2006, par l'analyse génétique d'une crotte relevée en juilletn par des dommages caractéristiques et des observations visuelles. En 2007, quelques dommages sont toujours renseignés sur cette montagne.
A partir de 2008 et en 2009, la collecte s’intensifie et 2 traces retenues comme probables permettent en 2009 le classement en ZPP. Lors de l'hiver 2008/2009, la présence d'un seul individu est avérée.
La montagne de Lure se trouve en rive droite de la vallée de la Durance. Elle se prolonge à l'ouest par le plateau d’Albion vers le mont Ventoux.
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| LA ZPP DU PLATEAU DE CANJUERS (Var) |
Depuis l'hiver 2002/2003, ce secteur du Nord-Est du département du Var est enfin classé en zone de présence permanente. Malgré un suivi systématique peu performant et une difficulté de détections dans un milieu dense et non enneigé, la présence d'un seul individu a pu être prouvée lors des hivers 2002/2003, 2003/2004, 2004/2005 et 2005/2006. La présence de l'espèce est principalement localisée sur les communes d'Aiguines, Comps, Bargemon et Vérignon, notamment dans le camp militaire de Canjuers.
Un acte de braconnage a été identifié en août 2006 sur la commune d'Ampus. Lors de l'hiver 2006/2007, aucun indice n'a pu être recueilli. Si rien de nouveau n'apparaît (notamment des analyses génétiques) et qu'aucun indice n'est relevé lors de l'hiver prochain, cette ZPP sera déclassée.
Lors des hivers 2007/2008 et 2008/2009, un seul indice a été relevé à chaque fois, concernant un seul individu. Ceci dit, les attaques et observations estivales confirment la persistance de la présence de l'espèce et suggèrent même la présence de plus d'un individu.
Il faut cependant bien voir que cette zone est très difficile à suivre, compte-tenu de l'étendue du plateau, de son inaccessibilité (camp militaire à accès interdit sauf autorisation) et à la rareté de la neige...
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| LES ZPP DU MASSIF DU QUEYRAS (Hautes-Alpes) |
Il y a actuellement dans le Parc Naturel régional du Queyras, deux meutes de loups dont les territoires sont relativement proches.
|
|
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| Voici deux documents exceptionnels présentant des loups dans le Haut-Queyras. La première photo a été réalisée en mars 2002 et la seconde en janvier 2003. Photos : © Samuel Michel (CRAVE) - crave.free.fr |
Dans un premier temps, on pensait que ces deux meutes étaient les mêmes, mais on s'est en fait aperçu qu'elles sont distinctes (la zone occupée est trop grande pour être parcourue par une seule meute et absence d'indices sur une zone intermédiaire).
Cette meute a été créée au cours de l'hiver 1998/1999, dans le massif du Béal Traversier, à l'ouest du Queyras.
En 2001/2002, on a démontré la présence certaine de 2 loups seulement, contre 3 en 2000/2001 (la disparition d'un individu est certainement due au cas de braconnage répertorié en 2001). Les analyses génétiques individuelles ont révélé la présence de 7 animaux différents entre mai 2000 et juin 2001. A cette époque, Haut-Queyras et Béal-Traversier étaient considérés comme une même zone de présence. Ensuite, la présence du loup sur le massif était de moins en moins franche et lors de l'hiver 2002/2003, un seul individu a pu être recensé. Heureusement, on assiste ces dernières années à une reconsolidation de la meute.
D'une part les effectifs augmentent : 2 individus sont présents lors des hiver 2003/2004 et 2004/2004 ; 3-4 lors de l'hiver 2005/2006 et même 6 loups lors de l'hiver 2006/2007 (reproduction prouvée en 2006). Le nombre est retombé à 4 individus lors de l'hiver 2007/2008 (reproduction prouvée en 2007).
D'autre part, on s'est aperçu récemment que la présence est partagée entre la rive droite et gauche du Guil (vallées de Ceillac et de Molines-en-Queyras), avec notamment des observations sur la route départementale. En 2005, les loups ont surtout fréquenté cette zone pour délaisser le massif du Béal Traversier à proprement parler, tandis qu'ils l'ont re-fréquenté au milieu de l'hiver 2005/2006. Les loups de ce secteur occupe donc la partie basse du massif du Queyras.
La mort d'une femelle gestante en mai 2008 sur la commune d'Aiguilles laissait supposer qu'il s'agissait de la femelle alpha de cette meute. Cette hypothèse semble confirmer par l'absence de réponses de jeunes durant l'été, alors que les contacts étaient très faciles les étés précédents.
Mais la meute ne semble pas en avoir pâti puisque 4 individus sont toujours recensés lors de l'hiver 2008/2009.
La deuxième meute, installée dans l'est du massif du Queyras dans les secteurs de Ristolas et d'Abriès, a été créé durant l'hiver 1997/1998. Le territoire de cette meute transfrontalière comprend en grande partie le Val Pellice en Italie (où la meute est appelée "Val Pellice").
D'ailleurs, depuis 2005, cette meute ne fréquente plus qu'épisodiquement le versant français. Il semble que ce soit la meute du Béal Traversier qui ait poussé cette meute à changer de territoires et à se replier sur le versant italien, sans doute (mais à confirmer) dans le Val Varaïta. Mais seule la génétique pourra confirmer qu'il s'agit (ou non) des mêmes animaux.
Voici l'évolution des effectifs de cette meute ces dernières années : 7-8 individus lors de l'hiver 2001/2002, 5-6 en 2002/2003, 4 en 2003/2004, 3 en 2004/2005, 4 en 2005/2006, 3 en 2006/2007 et 2007/2008 et 2 en 2008/2009. Enfin, la reproduction a été noté en 2001, 2002, 2003, 2004, 2006 et 2007. En 2008, la reproduction a été confirmée en Italie, dans le Val Varaïta.
Cette meute semble de plus en plus installée côté italien, ne fréquentant plus que la haute vallée du Guil de manière épisodique.
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| LA ZPP DE LA VALLEE DE LA CLAREE (Hautes-Alpes) |
Au cours de l'été 2000, des indices de présence (carcasses de chevreuils, excréments, traces...) ont été régulièrement collectés. Mais lors des 3 premiers hivers (2000/2001, 2001/2002 et 2002/2003), le nombre de loups présents était encore imprécis, puisque le suivi systématique n'était pas encore mis en place et les sorties aléatoires restaient négatives quant au relevé de traces. Cependant, la fréquentation hivernale du site a pu être mise en évidence par des excréments et des carcasses de proies sauvages. Heureusement, un contact a permis de mettre en évidence la présence de 2 adultes et de 2 jeunes lors de l'été 2003. La reproduction a donc eu lieu en 2003 dans ce massif.
Finalement, 2 individus ont pu être contactés lors de l'hiver 2003/2004. En 2004, les séances de hurlements provoqués ont permis de mettre en évidence la reproduction de l'espèce dans le Val Bardonnechia, mais pas en Clarée (deux zones prospectées simultanéement). Un indice de plus prouvant que cette meute est transfrontalière. L'hiver suivant (2004/2005), un seul individu a pu être contacté, principalement sur l'entrée de la vallée.
Au cours de l'hiver 2005/2006, aucune donnée n'a été relevée sur le versant français. Il est probable que les animaux de Clarée aient passé l'hiver en Italie, puisque faisant partie de la meute de Bardonnecchia. Si la situation se reproduit, cette ZPP sera décomptée des bilans français et considérée comme une meute transfrontalière italienne.
Cette meute transfrontalière Clarée - Bardonnechia comptait 2 individus lors des hivers 2006/2007, 2007/2008 et 2008/2009. En 2008, la reproduction a été prouvée côté italien.
La fréquentation du versant français ne semble pour l'heure qu'anecdotique.
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| LA ZPP DE DURBON-JOCOU (Hautes-Alpes et Drôme) |
Comme au cours de l'hiver 2003/2004, la présence d'un loup mâle a été mise en évidence de façon quasi-régulière au cours de l'hiver 2004/2005 dans le massif haut-alpin du Dévoluy. Ce massif devient donc la 16ème zone de présence permanente. Par ailleurs, ce mâle solitaire prospecte certainement en périphérie du massif, sur le versant drômois (absence d'information par périodes de 15 jours). Une analyse génétique a établi la présence du loup sur la commune de Lus la Croix Haute (Drôme) en périphérie du Dévoluy. Ce même individu a ensuite été retrouvé encore plus à l'ouest, sur la commune de Treschenu-Creyers (Drôme). Malheureusement, l'absence d'analyses sur le Dévoluy ne permet pas de savoir si c'est le même individu qui fréquente l'intérieur du massif.
Aucun indice de présence du loup n'a été relevé sur le massif au cours de l'hiver 2005/2006. Selon le même critère d'affectation d'un massif en ZPP (présence hivernant sur 2 hivers consécutifs), en cas de non détection de l'espèce l'hiver prochain, cette zone ne sera plus classée en ZPP. Malgré très peu d'indices lors de l'été 2006 et l'absence de reproduction cette même, de très rares indices ont été relevés tout de même lors de l'hiver 2006/2007, dont une piste de 2 individus. Par contre, aucun indice hivernal n’est relevé au coeur de la ZPP du Dévoluy (Hautes-Alpes) lors de l'hiver 2007/2008
Dans le même temps, dans le secteur de Jocou, massif intermédiaire entre ceux du Vercors et du Dévoluy, des attaques étaient recensées depuis 2004, à la limite entre l'Isère, la Drôme et les Hautes-Alpes. La présence d'un individu seul lors de l'hiver 2005/2006, ainsi que l'identification d'un nouveau mâle par les analyses génétiques, confirment cette ZPP. Cependant, il ne s'agit pas d'une meute, mais d'un animal seul évoluant entre Treschenu, Glandage et Lus la Croix Haute. Par contre, lors des deux derniers hivers (2006/2007 et 2007/2008), aucun indice de présence n’est découvert (malgré le maintien de la pression d’observation) dans le secteur habituel de présence du mâle précédemment identifié
Lors de l'hiver 2007/2008, aucun élément ne peut donc permettre de conserver ces 2 ZPP comme des entités distinctes. En revanche, de nombreux indices sont relevés dans le secteur intermédiaire de ces 2 massifs (Durbon) avec notamment plusieurs témoignages indépendants de présence de 2 individus (dont un de corpulence plus petite). Il semble donc manifeste que ces deux animaux fréquentent ensemble une seule ZPP dénommée Jocou – Durbon – Dévoluy. 2 individus composent donc la ZPP de Jocou-Durbon-Dévoluy, lors de l'hiver 2007/2008.
Au cours de l'été 2008, la reproduction de cette nouvelle meute a été prouvée pour la première fois. Lors de l'hiver 2008/2009, 3 individus ont été recensés.
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| LES ZPP DU MASSIF DU VERCORS (Drôme et Isère) |
Depuis l'hiver 1999/2000, la présence de l'espèce est permanente dans le massif du Vercors, d'abord seulement sur les Hauts-Plateaux, ensuite également dans l'ouest du massif dès 2001.
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| Vue sur une partie du territoire de la meute dite du "Vercors Ouest". Photo : © Mathieu Krammer - Janvier 2009 - Vercors Ouest |
A partir de 2003, des indications laissent penser que deux groupes distincts fréquentent ces deux secteurs du massif. Malheureusement, aucune preuve tangible ne venait étayer ces impressions et même, les recherches menées en expérimental en 2003 et 2004 (séances de hurlements provoqués et analyses génétiques) n'allaient pas dans ce sens et montraient plutôt des alternances de présence entre les deux massifs. Finalement, des analyses génétiques menées en 2005 et 2006 montrent que les individus fréquentant les Hauts Plateaux et le Vercors Ouest sont distincts.
Les suivis hivernaux montrent que depuis l'hiver 1999/2000, le loup est présent en permanence dans la réserve des Hauts Plateaux du Vercors.
La présence certaine de 3 loups a été prouvée lors de l'hiver 2008/2009, 2-3 loups en 2007/2008 et 2006/2007, 3-4 en 2005/2006, 2-3 loups lors des hivers 2004/2005, 2003/2004 et 2002/2003, 1-2 loups en 2001/2002 et 2 en 2000/2001 et 1999/2000.
Jusqu'en 2003, aucune preuve de reproduction n'a pu être recensée, malgré des séances de hurlements provoqués. La reproduction a enfin été prouvée en 2005 et 2007 (mais pas en 2006 ni en 2008).
La présence régulière de l'espèce dans la partie occidentale du massif du Vercors a été mise en évidence lors de l'hiver 2002/2003 (suite à des dommages ayant eu lieu en 2002). Cette zone est considérée (rétroactivement) en zone de présence permanente depuis l'hiver 2004/2005.
La reproduction a été prouvée pour la première fois dans l'ouest du Vercors en 2004, 2007 et 2008. Par contre, on note que le site de rendez-vous a changé entre 2007 et 2008.
Au cours des hivers 2007/2008 et 2008/2009, 5 individus ont été recensés (reproduction prouvée en 2007 et 2008), contre 2-4 en 2006/2007 et 2-3 en 2005/2006.
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| LA ZPP DU MASSIF DE BELLEDONNE (Isère et Savoie) |
Depuis 1998, deux loups se sont installés sur ce massif, à cheval entre l'Isère et la Savoie. Les analyses génétiques individuelles prouvent également qu'une seule et même meute existe sur la limite départementale de Belledonne, puisque les mêmes animaux sont retrouvés à Presle (Savoie) et à Ferrière (Isère). Un loup (le mâle M33 individualisé génétiquement) a été braconné par un berger en 2000. Pour l'anecdote, ce mâle était présent à Aussois (Vanoise), en 1999.
Voici l'évolution des effectifs de cette ZPP : 1-2 loups au cours de l'hiver 2000/2001, 2 en 2001/2002 (cependant, les analyses génétiques individuelles ont permis de récenser jusqu'à 5 animaux entre juin 2000 et mai 2001), 5-7 en 2002/2003, 5 individus de novembre à décembre 2003 mais plus que 2 de janvier à mars 2004 (dispersion des jeunes ?), 1 à 3 en 2004/2005, 2 en 2005/2006 et 2006/2007, 1 à 3 loups en 2007/2008 et 2 à 3 lors de l'hiver 2008/2009.
Aucune preuve de reproduction n'a pu être certifiée jusqu'en 2002 (même si elle a sans doute eu lieu cette année là). Mais elles ont pu être certifiées en 2003, 2004, 2006, 2007 et 2008 lors des séances de hurlements provoqués.
La meute a basculé sur le versant savoyard du massif ces dernières années. Depuis son installation, cette meute semble subir une forte pression de braconnage, ainsi que 2 tirs officiels en 2006.
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| LA ZPP DU MASSIF DU TAILLEFER-LUITEL (Isère) |
Suite à quelques attaques lors de l'été 2002, nous pensions à l'installation, au moins temporaire, de quelques loups. Hormis une observation visuelle probable, aucun indice récurrent temoignant de la présence du loup lors de l'hiver 2002/2003 n'a été recueilli. Par ailleurs, le foyer de dommage a disparu en 2003.
Mais lors de l'hiver 2003/2004, 2 individus sont comptabilisés sur cette zone, ainsi classée en ZPP . Avant l'abattage d'un loup sur ce massif en octobre 2004, des traces de 4 loups avaient été observées. Suite à cet acte, 3 loups ont encore été observés et étaient toujours présents dans le secteur à l'automne 2004. Malheureusement, le suivi hivernal effectué au cours de l'hiver 2004/2005 n'a permis de recenser qu'un seul individu.
Au cours de l'hiver 2005/2006, une seule donnée (concernant 1 loup) a été validée par le Réseau. La présence de l'espèce sur le massif semble de plus en plus faible. Le prélèvement du loup alpha de cette meute en octobre 2004 et le braconnage possible d'un autre individu en octobre 2005 (com. pers.) peuvent être à l'origine de l'éclatement de ce groupe. Néanmoins, la reproduction prouvée lors de l'été 2006 prouve qu'une meute est toujours installée.
Auparant appelée ZPP du Taillefer-Oisans, elle a été renommée Taillefer-Luitel lors de l'hiver 2006/2007, en raison de la fréquentation du versant opposé du massif du Taillefer. Mais depuis cette date (hivers 2006/2007, 2007/2008 et 2008/2009), seuls quelques indices sont relevés, ne révélénant la présence que d'un seul animal, sans aucun signe de reproduction évidemment.
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| LES ZPP DE LA VALLEE DE LA MAURIENNE (Savoie) |
Trois indices de présence d'un loup avait été relevé pour la première fois en rive gauche de la Moyenne-Maurienne au cours de l'hiver 2003/2004.
Lors de l'hiver 2004/2005, de nombreux indices de présence d'un groupe de 3-4 individus ont été découverts. La reproduction a été identifiée en 2005. Cette meute était même devenue la plus importante des Alpes françaises lors de l'hiver 2005/2006, puisque 8 animaux ont été dénombrés.
Le groupe occupait un vaste secteur couvrant les communes de Valloire, Valmeinier, Saint-Martin-d'Arc... Il n'est pas exclu que la meute fréquente épisodiquement le massif des Cerces dans les Hautes-Alpes, versant Guisanne (commune de Le Monêtier-les-Bains) ou versant Clarée (commune de Névache).
Mais malgré la reproduction prouvée lors de l'été 2006, le groupe ne comprend plus que 3 individus lors de l'hiver 2006/2007. Bien que la dispersion de jeunes individus puisse tout à fait expliquer cette baisse, l'empoisonnement a fait son apparition dans cette zone (plusieurs cas de chiens ou d'aigles empoisonnés depuis le début de l'année 2006). De plus, en plus de cette chute du nombre de loups, on constate une chute du nombre d'indices relevés sur le terrain, ce qui est plus inquiétant d'autant que la pression d'échantillonnage sur le terrain est restée identique.
Finalement, malgré une prression d'échantillonnage relativement importante et conforme aux autres années, aucun indice n'a été relevé depuis l'hiver 2007/2008. Il s'agit bien du premier cas de disparition complète d'une meute en quelques années (8 animaux en 2005/2006 à 0 en 2007/2008), probablement sous l'effet du poison...
Toutefois, lors de l'hiver 2008/2009, quelques indices relevés indiquent la présence d'un loup dans le secteur. Cependant, il est fort possible qu'il s'agisse d'un nouvel arrivant après la disparition de l'ancienne meute...
Au cours des hivers 2003/2004 et 2004/2005, plusieurs indices de présence d'un ou deux loups ont été relevés sur des secteurs situés en amont de la rivière "Arc" (notamment les communes de Sollières-Sardières, Bramans, Termignon ...). La présence du loup a été prouvée par génétique dès octobre 2003.
Au cours de l'hiver 2005/2006, ce sont 2 à 3 loups qui ont été identifiés. L'observation de 3 loups, en rive gauche de l'Arc, tout près de la frontière italienne, laisse penser que cette meute est peut-être transfrontalière. Des rumeurs font état du braconnage de 2 loups à l'automne 2006, mais rien n'a pu être prouvé.
En tout cas, comme pour la meute précédente, le nombre d'indices relevés a fortement chuté et ne font plus état que d'un ou deux loups lors de l'hiver 2006/2007. Une très légère reprise est constatée l'hiver suivante, puisque 2 à 3 loups sont recensés lors de l'hiver 2007/2008 et 4 lors de l'hiver 2008/2009.
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| LA ZPP DU MASSIF DES BAUGES (Savoie et Haute-Savoie) |
Le massif des Bauges est classé en ZPP depuis l'hiver 2006/2007.
Une observation visuelle classée "probable" avait déjà été réalisée en 2003. Plus rien pendant deux ans, jusqu'à ce que d'autres indices suspects soient relevés en 2005. L'été de cette année là, un loup a été braconné dans le massif. L'hiver suivant (2005/2006), 2 contacts ont relevé la présence de 2 loups dans le massif des Bauges.
Une analyse génétique d'une crotte relevée en juillet 2006 sur la commune de Seythenex (Haute-Savoie), au nord du massif des Bauges, révèle la présence d'un loup mâle. Finalement, une observation visuelle d'un loup est réalisé durant l'hiver 2006/2007 sur la commune de Thoiry (Savoie). Ainsi, selon les termes du protocole (2 années de présence consécutives + confirmation génétique), le massif des Bauges est devenu ZPP en 2007.
Lors des hivers 2006/2007 et 2007/2008, le suivi hivernal révèle la présence d'un seul individu. Lors de l'hiver 2008/2009, deux loups sont présents.
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| CAS PARTICULIER DE LA VALLEE DE LA TARENTAISE (Savoie) |
Lors de l'hiver 2005/2006, on notait déjà une suspicion de présence de l’espèce dans le Beaufortain - Tarentaise.
Trois indices de présence et une analyse génétique permettent d'affirmer qu'un loup est présent en rive droite de la vallée de la Tarentaise, au niveau d'Aime lors de l'hiver 2006/2007, d'où son classement en ZPP.
Par contre, aucun indice ayant été relevé lors des hivers 2007/2008 et 2008/2009, la ZPP a été déclassée en 2009.
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| LA ZPP DU MASSIF DE BORNES (Haute-Savoie) |
La présence de l'espèce a été identifiée pour la première fois lors de l'hiver 2004/2005 dans le massif de Bornes, au nord du lac d'Annecy. Les analyses génétiques ont révélé qu'il s'agissait d'une louve. Lors des hivers 2005/2006 et 2006/2007, cet animal est toujours présent dans la zone.
Finalement, lors de l'hiver 2007/2008, c'est une groupe de 2-3 individus qui est recensé. Il s'agit donc de la première meute installé dans le département de la Haute-Savoie.
Pour la première fois, la reproduction a pu être prouvée dans cette zone en 2008. Lors de l'hiver 2008/2009, le suivi hivernal a permis de relever la présence de 4 à 5 individus. Dans le même temps, la génétique a recensé 6 individus différents. Toutefois, 3 individus identifiés génétiquement ont été tués entre la fin de l'hiver et le printemps 2009 : un mâle braconné en janvier, la louve alpha prélevée légalement en mai et un jeune mâle victime d'une collision routière dans l'Ain en mai également. Pour plus d'informations, voir : Actualité.
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| Sources :
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