Page mise en ligne le 19 Juillet 2005 - Page dernièrement modifiée le Dimanche 21 Novembre 2010

LES ZONES DE PRESENCE TEMPORAIRE DU LOUP DANS LES ALPES

Cette page est consacrée aux Zones de Présence Temporaire du loup (ZPT) identifiés dans les Alpes par le Réseau Loup de l'ONCFS ces dernières années.

 


QUELQUES PRECISIONS

On parle de Zone de Présence Temporaire (ZPT) lorsque la présence d'un loup est avérée pour la première sur un territoire lors d'une période hivernal donnée, avec ou sans preuve génétique.

Si la présence de l'espèce est de nouveau prouvée l'hiver suivant, avec au moins une identification génétique de l'espèce lors d'un des deux hivers, le territoire devient une Zone de Présence Permanente (ZPP).

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VAR

Deux observations, l'une d'un et l'autre de 2 loups, ont été réalisées dans le pays de Rians, au nord-ouest du département du Var, dans un secteur de collines boisées.

Durant l'année 2008, des attaques suspectes ont eu lieu sur le massif de la Sainte-Baume, au sud-ouest du département du Var (limitrophe avec les Bouches-du-Rhône), bien que les attaques de chien aient toujours été nombreuses. Finalement, en septembre 2008 et en février 2009, des analyses génétiques d'échantillons de crottes ont identifié un loup mâle (inconnu sur la base de données génétique nationale), dans l'est et le sud du massif.

De nouvelles attaques ont eu lieu en mai 2009, apparamment plus durant l'été.

Aucun indice n'a été récolté lors de l'hiver 2009/2010. Le dernier indice validé date d'octobre 2009.

Pour plus d'informations, voir l'Actualité : Retour du loup dans le massif de la Sainte-Baume.

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ALPES-DE-HAUTE-PROVENCE

Quelques indices retenus comme probables (observations visuelles, carcasse de proie sauvage) viennent renseigner la présence de l'espèce dans le Pays Dignois.

De nouveaux indices (carcasses et piste de 2 individus) sont récoltés dans le même secteur. Malheureusment, l'absence d'analyses génétiques ne permet pas de classer ce massif en ZPP, alors que la présence de l'espèce semble permanente depuis 3 ans.

En 2007/2008, quelques indices de présence viennent renseigner la présence probable du loup dans le bas Verdon (communes de Lambruisse et de Beynes) et le pays de Forcalquier (commune de Montsallier).

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HAUTES-ALPES

Un peu plus au nord, une analyse génétique révèle également la présence d'un loup en 2006, dans cette région frontalière avec la Drôme.

Lors de l'hiver 2007/2008, la présence d’au moins un loup est toujours documentée dans le Buëch (Hautes Alpes) au travers à la fois d’indices de présence et de constats d’attaques estivaux depuis la montagne de Lure jusqu’au Diois.

Il est très difficile de savoir s'il s'agit d'une réelle ZPT ou d'un individu en dispersion depuis la ZPP Durbon-Jocou, plus au nord. L'hiver suivant, la montagne de Lure au sud a été classée ZPP et une nouvelle ZPT existe à proximité : Ceüse-Aujour (depuis devenue ZPP en 2009/2010).

Au printemps 2006, un observation visuelle de 2 individus - classée "probable" - a été réalisée sur la commune d'Espinasses. A l'entrée de la vallée de l'Ubaye, cette observation pourrait concerner une dispersion en cours. Plus aucune information depuis.

Au cours de l'hiver 2003/2004, une carcasse de chevreuil "typée loup" a été identifiée, ainsi qu'une trace d'un animal. Puis, en avril 2005, un cas de prédation sur un chamois, accompagné à une observation visuelle ont été relevés dans le Valgaudemar. Des excréments ont été prélevés et analysés. Les analyses ont montré que c'était le même loup qui fréquentait dans le même temps le massif du Dévoluy.

Bien qu'aucun indice n'ait été relevé durant l'hiver 2005/2006, un loup a été photographié en mai 2006, s'abreuvant dans une rivière, en fond de vallée.

Aucun indice n'a été relevé depuis l'été 2006.

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DRÔME

Plusieurs indices ont été récoltés cet hiver dans le Diois, avec notamment une preuve génétique. Si la présence du loup ait de nouveau révélé lors de l'hiver 2010/2011, cette zone deviendra une nouvelle ZPP.

Quelques indices (2 constants, une observation visuelle et 2 pistes : probables) ont été retenus en mars, sur les communes de Marsanne et Pont de Barret (au sud de Crest), attestent du passage d’au moins un individu.

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ISERE

En début d'hiver, quelques indices (notamment une piste d'un individu et une carcasse de proie sauvage) viennent renseigner la présence temporaire de l'espèce dans cette vallée.

Quelques indices de présence peu documentés et non retenus ont été collectés au cours du mois de mars 2010. Cependant, une observation visuelle entre Mens et St Jean d'Hérans, réalisée dans de bonnes conditions attesterait de la présence d'un animal. L'analyse génétique sur des poils prélevés sur Treminis (38) est en cours...

Sur le nord du massif du Vercors (secteur 4 montagnes) on relève quelques indices de présence, dont deux indices "probables" de 2 individus. Une analyse génétique récente confirme la présence de l’espèce sur la commune de Lans en Vercors en février 2009, sans pouvoir connaître ni le sexe ni le génotype de l’individu et donc savoir s'il s'agit d'un "nouvel" individu ou d'un individu déjà identifié sur les hauts plateaux du Vercors (ZPP).

Il est fortement possible, comme le pense plusieurs naturalistes, qu'il s'agisse d'une nouvelle meute, la troisième du vaste massif du Vercors.

Depuis l’automne 2007, plusieurs indices sont rapportés dans cette zone, à proximité des ZPP de Belledonne et du Taillefer.

Lors de l'hiver 2007/2008, une prédation sur chevreuil a été retenue comme probable sur la commune de Voissant (Isère) au sud-ouest de la montagne de l’Epine. Ce massif est un corridor forestier très important entre le massif de la Chartreuse et le massif jurassien.

Au cours de l'hiver 2004/2005, un seul indice de présence a pu être relevé. Mais une observation visuelle "probable" a été effectuée à l'automne 2004, ainsi qu'une autre en début d'année 2004 dans la vallée de la Valdaine au nord-ouest du massif. S'y ajoutent en mai 2005 des attaques sur des génisses, accompagnées d'indices de présence très bonne qualité (observations visuelles et traces...) et le tir officiel d'un loup mâle en Valdaine (région de plaine au nord-ouest de la Chartreuse). Tout ceci confirme la présence de l'espèce sur le massif.

Au printemps 2006, des observations visuelles et des attaques sont relevées dans le massif, notamment sur les communes de Quaix-en-Chartreuse et de Proveysieux.

Aucune information n'a été relevée depuis.

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SAVOIE

Une piste d'un animal est relevée en novembre 2009 sur la commune de St Bon Tarentaise. L'excrément collecté n'a pas permis d'obtenir de résultat génétique, l'ADN étant trop dégradé pour être exploité. Pour rappel, ce secteur avait été déclassé à l'issue de l'hiver 2008/2009 après 2 hivers consécutifs sans indices validés.

Sur la rive gauche de l’Arc dans le secteur de Modane, de nombreux indices sont collectés lors de l'hiver 2007/2008. S'agit-il d'un déplacement de la meute du Thabor- Galibier ou de nouveaux individus ?

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HAUTE-SAVOIE

Durant l'hiver 2007/2008, une prédation probable sur une proie sauvage et une analyse génétique d'un excrément révèle la présence d'un loup dans le secteur. Sur le versant opposé suisse, la présence de deux individus est recensée et un échange d'informations est activé.

Trois observations visuelles jugées "probables" ont été réalisées lors de l'hiver 2005/2006. Pas de nouveaux indices depuis.

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Sources :

  • Quoi de Neuf ? n°11 (juin 2004), 12 (décembre 2004), 13 (juin 2005), 15 (juin 2006), 17 (juin 2007), 19 (juin 2008), 21 (août 2009) et 23 (juillet 2010) - Bulletin d'Information du Réseau Loup - ONCFS.
  • "Compte rendu du suivi hivernal du loup sur l'arc alpin français - Hiver 2003/2004" - ONCFS.

Copyright © 2001-2010 - Mathieu Krammer - Tous droits réservés


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