Page dernièrement modifiée le Jeudi 8 Août 2002

PROBLEMES CAUSES ET SOLUTIONS POUR Y REMEDIER

Nous parlerons des différents problèmes que causent le loup et des solutions permettant d'y remédier, à travers deux paragraphes :

 


PROBLEMES CAUSES

Le loup ne cause qu'un seul problème majeur : les dommages sur les animaux domestiques.

Les autres problèmes sont minimes. Les répercutions sur les cheptels sauvages (ongulés essentiellement) sont faibles et seuls les effectifs de mouflons (espèce introduite dans les principaux massifs alpins et donc mal adaptée à cette région) sont en baisse dans les zones où se trouvent des meutes de loups (Mercantour et Queyras surtout). Au contraire, les autres ongulés : chamois, bouquetin, cerf et chevreuil, sont en expansion dans toutes les Alpes, y compris les secteurs occupés par le loup. D'ailleurs, la plupart des chasseurs ont compris que le loup ne constituait pas une menace pour leur loisir.

Revenons-en au principal problème. Les loups, en effet, s'attaquent aux troupeaux domestiques, mais cela est dû à plusieurs facteurs.

  1. La non surveillance des troupeaux : les troupeaux, surtout dans les Alpes du Sud, sont élevés pour leur viande et donc non gardés. Le berger leur rend visite une ou deux fois par semaine pour les soigner ou leur donner du sel. Les loups ne sont pas bêtes, ils choisissent les proies les plus faciles à capturer et dans ces conditions, les moutons font partie de celles-ci. Au contraire, les rares bergers, qui gardent leurs brebis tout l'été en montagne et qui les surveillent, ont très peu de bêtes tuées ou blessées.
  2. La taille des troupeaux : les troupeaux sont de plus en plus nombreux. Généralement, un éleveur a un troupeau de 500 à 2000 têtes qu'il "surveille" seul. Ces conditions favorisent l'attaque du loup, même si le troupeau est protégé, surtout pas temps brumeux ou pluvieux. Ces deux facteurs sont "imposés" aux éleveurs s'ils veulent survivre, car cette profession est, malheureusement, fortement menacée (effondrement des cours, adaptation aux exigences sanitaires et administratives imposées par la nouvelle politique agricole, concurrence avec l'agneau de Nouvelle-Zélande ou d'Argentine ...).
  3. La présence des troupeaux en lisière de forêt : en été, tous les troupeaux sont en altitude. En hiver, les brebis sont généralement à la bergerie, dans les Alpes du Nord notamment. Mais dans certains secteurs des Alpes du Sud (massifs du Mercantour, des Monges, de Canjuers), les hivers sont plus cléments et les bas des vallées sont rarement enneigés. Ainsi, les éléveurs laissent (à juste titre d'ailleurs) leurs brebis dans ces secteurs de bas de vallée, qui sont malheureusement souvent à proximité de la lisière de forêt. Les attaques sont ainsi aussi nombreuses qu'en été.

Sans ces facteurs, les dommages seraient minimes voire inexistants. Il faut également savoir que tous les animaux tués ne sont pas morts à cause des morsures de loups et que de nombreuses brebis meurent de dérochements (chute d'une falaise) dans la panique générale. Cependant, il ne faut pas dramatiser : les chiens errants, la foudre, les épidémies ... tuent plus de moutons que les loups dans les Alpes. Curieusement, personne n'en parle...

Différences entre attaques de chiens et attaques de loups (Source : Extrait d'une brochure de l'association pour le Muséum d'Histoire Naturelle de Toulon) :

CRITERES
LOUP
CHIEN
Horaire de l'attaque
de nuit ou par mauvais temps (de préférence)
à toute heure
Localisation de la victime (par rapport au troupeau)
isolées ou en périphérie
n'importe quel animal
Dérangement du troupeau
peu important
important
Réaction devant le berger
fuite
continuation de l'attaque
Nombre de victimes
limité
important
Nombre de blessés par morsures
faible
élevé
Localisation des morsures
exclusivement à la gorge
n'importe où
Lésions associées aux morsures
importantes
faibles
Consommation des victimes
élevée
faible ou nulle

Heureusement, de nombreuses mesures de prévention existent.

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SOLUTIONS POUR Y REMEDIER

Il y a trois solutions pour éviter les attaques d'ours. Elles ne servent à rien si une des trois n'y est pas.

Il faut une présence permanente de l'homme autour du troupeau, sans quoi le loup risque de faire de gros dégâts. Des aides bergers sont employés dans le cadre du programme "Life", dans le but d'aider les bergers proprement-dits à protéger les troupeaux, entre autres et certaines associations proposent des écovolontaires bénévoles durant l'été, pour seconder le berger dans la surveillance des troupeaux.

Le chien patou est une arme efficace contre tous les prédateurs (loup, ours, lynx ou chien). Ces gros chiens blancs ont l'air calme mais sont capables d'interventions musclées quand cela est nécessaire. Leur principal rôle est de se manifester, de faire du bruit, pour dissuader le loup qui serait trop proche du troupeau. Puis, si le loup commence à attaquer, il le pourchassera parfois jusqu'à mourir.

La nuit, il faut également parquer les animaux dans des enclos électrifiés, avec ou sans projecteurs, qui dissuaderont les prédateurs d'attaquer.

Avec ou sans mesures de protections, les bergers sont indemnisés après chaque attaque de loups.

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