Page mise en ligne le 30 Août 2006

L'AUTOPSIE REVELE QUE PALOUMA EST MORTE D'UNE CHUTE - 28/08/2006

Les opérations d’autopsie du cadavre de l’ours découvert sur la commune de LOUDENVIELLE (65) au pied d’une barre rocheuse le 25 août 2006, ont été réalisées ce jour dans les locaux de l’école vétérinaire de Toulouse par Monsieur le Professeur DUCOS DE LAHITTE, requis dans le cadre de l’enquête judiciaire en cours.

Ces opérations ont permis de constater de multiples fractures des membres inférieurs et de la cage thoracique avec déchirures du diaphragme et de la paroi du cœur entraînant, selon l’expert, une hémorragie massive et la mort instantanée de l’animal.

Aucune trace de projectile ; aucun corps étranger n’a été retrouvé dans ce cadavre.

Les résultats de cet examen scientifique et les constatations faites sur les lieux de la découverte de l’ourse « Palouma » permettent de considérer que la mort survenue le 23 ou 24 août 2006 est due à une chute verticale de l’animal.

Une analyse toxicologique des prélèvements réalisés est ordonnée ; les résultats en seront connus ultérieurement.

Il est désormais certain que Palouma a été victime d'une chute, qui l'a tué sur le coup.

Les accidents existent chez l'ours brun, comme chez l'ensemble des espèces, sauvages ou domestiques, fréquentant la montagne. L'ours n'échappe pas à la règle. Entre 1975 et 1989, sur 7 dépouilles découvertes dans les Pyrénées, au moins 2 ours ont chuté (Chaumeil 1989 et ONC 1990). Dans les Alpes du Trentin (Italie), sur 10 ours relâchés entre 1999 et 2002, 2 ont péri sous des avalanches.

Néanmoins, dans le cas de l'ourse Palouma, plusieurs éléments laissent planer un doute.

Tout d'abord, Palouma était présente en dehors de son territoire habituel. En effet, durant ces 4 mois passés en terre pyrénéenne, Palouma est toujours restée cantonnée dans le Luchonnais (Haute-Garonne), hormis une petite escapade de deux jours en Aragon. C'est la première fois qu'elle fréquentait la vallée du Louron.

Ensuite, on ne peux que se poser des questions lorsqu'on lit, dans la Dépêche du Midi du 29 août qu' "en Haute-Garonne et dans les Hautes-Pyrénées, casserolades et battues clandestines plus ou moins improvisées à la tombée du soir sont monnaie courante depuis trois mois" et qu'il est dit que "la gendarmerie confirme ces signalements "invérifiables" ".

Les résultats des analyses toxicologiques sont attendus, ainsi que l'analyse des données contenues dans le collier de l'ourse. Ces données GPS nous permettront de connaître avec précision ses déplacements entre le 16 août (date de sa dernière localisation) et le 23-24 août (date présumée de sa mort).

En l'attente de ces résultats, on ne peut pas encore affirmer que la mort de Palouma est accidentelle.

Source :

  • La Dépêche du Midi des 28-29/08/2006.
  • Dépêche AFP du 28/08/2006.
  • Communiqué de presse du Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Tarbes du 28/08/2006.

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