Page mise en ligne le 8 Décembre 2004
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LE BILAN DE L'I.P.H.B - 08/12/2004 |
Depuis la mort de l'ourse Cannelle, beaucoup de personnes (associatifs mais aussi élus) critiquent ouvertement le fonctionnement de l'Institution Patrimoniale du Haut-Béarn, structure censée protéger l'ours des Pyrénées.
Ainsi, François Arcangeli, maire d'Arbas (Haute-Garonne) et président de l'ADET-Pays de l'Ours, parle de "l'imposture stupéfiante de ceux qui, depuis une dizaine d'années, promettent en Béarn, à grand renfort d'argent public, de sauver l'ours des Pyrénées, pour constater aujourd'hui qu'il n'en reste presque plus et qu'ils n'ont rien fait".
Avant la réunion du 8 décembre 2004, deux associations de protection de la nature comme le FIEP ou la SEPANSO Béarn menaçaient de quitter l'Institution si aucune décision de réintroduction n'était prise.
En effet, pour ces associations mais aussi beaucoup d'autres, si l'IHPB a fait beaucoup pour améliorer les conditions de travail des bergers (grâce à diverses subventions nationales et européennes) à juste titre, elle n'a pas fait grand chose pour l'ours. D'ailleurs, un audit financier réalisé sur la période 1994-1999 est assez flagrant à ce sujet.
Ainsi, l'Institution a perçu ces années-là 55 millions de francs au titre de la protection de l'ours, mais 1,295 millions seulement ont été consacré à l'ours, par remboursements de dégâts, subventions du suivi de la population par l'ONC, plantations d'arbres fruitiers... Dans le même temps, 36 millions ont été consacrés au pastoralisme, 9 millions aux forestiers pour les reports de coupes et 5,5 millions de francs aux chasseurs pour des réintroductions d'isards.
D'ailleurs, ce fait n'est pas seulement signalé par les écologistes. Comme l'avoue un berger béarnais, "tout le monde a bien profité de l'ours ici, à commencer par nous, mais si nous avons maintenant de belles cabanes, nous n'avons pas à être fiers de l'autre bilan".
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