Page dernièrement modifiée le 3 Octobre 2005
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LA
REINTRODUCTION DE 5 OURSES EN 2006 EST CONFIRMEE -
25/09/2005
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Cinq ourses slovènes seront réintroduites entre le printemps et l'été 2006 dans les Pyrénées, a assuré la ministre de l'Ecologie Nelly Olin, dimanche 25 septembre 2005 lors d'une visite aux "Automnales du Pays de l'Ours" à Arbas (Haute-Garonne). Elle confirme ainsi le premier volet du plan annoncé par l'ancien ministre de l'Ecologie Serge Lepeltier en janvier 2005 (doublement de la population d'ours en trois ans, avec plusieurs réintroductions en 2005, 2006 et 2007) - à savoir cinq ours - tout en repoussant les réintroductions à 2006.
Les cinq ourses seront réintroduites dans le massif pyrénéen, dans un lieu qui doit encore être défini en concertation avec les élus. Dans les Pyrénées centrales, au moins 3 ourses devraient être relachées. Les communes de Burgalays, d'Arbas (Haute-Garonne) et de Massat (Ariège) ont donné leur accord pour le lâcher de plantigrades. "Il faut impérativement que la population locale, représentée par le maire, soit consentante", prévient Gilbert Simon, vice-président de l'association FERUS. Quitte à ce que l'ours "colonise tranquillement d'autres territoires de proche en proche".
Mais dans le Béarn, où Cannelle a été abattue et où il ne reste plus que quatre mâles (y compris l'ourson de Cannelle), "aucune commune des Pyrénées-Atlantiques n'est aujourd'hui candidate pour accueillir un ours", constate Alain. Reynes (directeur de l'association Pays de l'Ours-ADET).
La ministre "envisage" cependant de relâcher deux des cinq plantigrades dans le Haut-Béarn : "Je réserve deux ourses pour le Béarn. Le calendrier nous offre la possibilité de reprendre le dialogue dans les mois qui viennent. Ce que je cherche, c'est une solution crédible, pérenne et efficace". Mme Olin met ainsi la pression sur le député UDF Jean Lassale, président de l'Institution Patrimoniale du Haut-Béarn (IPHB), qui avait accepté le principe de la réintroduction de deux ourses en décembre 2004, avant de se désolidariser du plan de renforcement annoncé par l'Etat en janvier 2005 : "J'ai bien l'intention de me rendre dans le Béarn [...]. Il faut que l'IPHB joue son rôle et se positionne clairement. On ne peut pas un être un jour pour [NDLR : l'arrivée de deux femelles] et le lendemain contre. Et je lui demande de se prononcer d'ici le 15 décembre."
A l'occasion de cette visite aux Automnales, Mme Olin a rencontré les élus favorables à la réintroduction. Elle a aussi reçu une délégation d'éleveurs ariégeois opposés au plan de réintroduction. Même si la présence de l'ours se heurte localement à l'opposition d'éleveurs relayés par les élus, surtout dans les Pyrénées-Atlantiques, l'ours fait relativement peu de dégâts (200 brebis en moyenne par an, selon le ministère) comparé aux pertes naturelles en estive. Mais il concentre l'opposition d'éleveurs fragilisés par des conditions difficiles en montagne.
Assurant que le plan de relance de l'ours sera "respectueux des opinions qui se sont exprimées", Nelly Olin a rappelé dimanche après-midi qu'une charte, en discussion avec l'Association Nationale des Elus de Montagne (ANEM), doit encadrer sa présence et qu'un projet de développement du pastoralisme était en cours sous la responsabilité du ministre de l'Agriculture Dominique Bussereau.
La ministre de l'Ecologie s'est prononcée plus généralement "contre une réintroduction massive qui aurait toutes les chances d'échouer", en indiquant qu' "il a sûrement manqué une phase de concertation dans tout cela".
"On s'arrêtera là pour un très long moment. Il faut d'abord mener cette expérience, la réussir, puis l'analyser" a tenu à préciser la ministre. Ainsi, il n'y aura pas d'autres réintroductions, comme le prévoyait initialement le plan ambitieux de Serge Lepeltier. Pourtant, la survie de l'espèce dépend de la poursuite du programme sur le long terme, préviennent les experts. En effet, pour être viable, c'est-à-dire au moins se maintenir, un groupe de population doit atteindre au minimum 30 ours.
Techniquement, tout est prêt pour la réintroduction : les équipes de capture et de lâcher sont prêtes, en Slovénie et en France. Nelly Olin devrait partir en Slovénie jeudi et vendredi prochains pour signer le protocole d'accord qui permettra de réintroduire les ours dans les Pyrénées.
Enfin, dimanche 2 octobre 2005, Nelly Olin était interviewée par des journalistes du « Journal du dimanche ». Elle a confirmé que le ministre de l'agriculture prépare un plan d'accompagnement en faveur du pastoralisme, mais aussi qu'elle sera intraitable en cas de drame : "Chaque ours tué sera remplacé", annonce-t-elle. Elle a également précisé qu'elle n'exclut pas de faire appel "dans l'affaire Cannelle, si la peine ne me paraît pas appropriée".
Voir le communiqué de presse de FERUS
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Sources :
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