Page mise en ligne le 4 Septembre 2004
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ROUTE VERS LE RENFORCEMENT ... -
Année 2004
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Il a été décidé de procéder, à l'automne 2004, à un Etat des lieux de la population ursine présente en Béarn et à la préparation d'un éventuel renforcement, conformément à la signature du deuxième contrat de la Charte de développement durable des vallées pyrénéennes et de protection de l'ours. Cet Etat des lieux a été lancé par deux réunions : un conseil de gestion de l'Institution Patrimoniale du Haut-Béarn (IPHB) et une réunion du Réseau Ours Brun. Ces deux réunions étaient co-présidées par le Sous-Préfet et le Député J. Lassalle.
Un comité de pilotage restreint a également été mis en place avec un représentant de chaque groupe d'acteurs (élus, éleveurs, chasseurs, forestiers, naturalistes...) dont figure le Fond d'Intervention Eco-Pastoral (FIEP), seule association de protection de l'ours qui négocie le renforcement. Au mois d'août 2004, ce comité s'était déjà réuni sept fois et un calendrier prévoit de se revoir tous les 15 jours jusqu'à la fin octobre, échéance de l'état des lieux et de la préconisation ou non du renforcement. Ces réunions de travail du comité de pilotage ont traité des premiers résultats du suivi ours 2004 par la Réseau Ours, de la mise en place de 12 stations de suivi (appât, revoir, appareil photo automatique), du choix des premiers échantillons à analyser par le laboratoire...
En effet, les analyses génétiques des échantillons reprennent enfin après 6 ans d'attente ! P. Taberlet du laboratoire de Grenoble est venu en Béarn avec l'ONCFS pour présenter à l'IPHB le contrat de travail comprenant la reprise des analyses génétiques en 2 lots : le matériel jugé intéressant stocké depuis 1998 et le matériel relevé sur le terrain en 2004 (poils, crottes...). Un délai de 2 mois pour les résultats et de 15 jours en cas d'urgence ont été promis. Le reliquat d'échantillons de 1998 à 2003 sera d'abord analysé puis des échantillons de cette année. Les critères de choix qui priment sont : recherche de femelles, d'oursons, identification des animaux localisés sur les sites inhabituels et identité des animaux vivant à l'ouest du gave d'Aspe jusqu'à la frontière espagnole.
Les deux co-présidents ont réaffirmé au printemps qu'on lançait non seulement l'état des lieux mais aussi le travail sur les protocoles (ours familier et ours lâcher) et les formalités administratives au cas où une décision de renforcement serait prise à l'automne. Le groupe de travail, co-présidé par le Sous-préfet et un élu, a en effet travaillé cet été sur l'actualisation et l'adaptation du protocole en cas d'ours à comportement aberrant, ce qui est indispensable pour l'opération du renforcement. Par contre, le FIEP a malheureusement dû insisté très longuement et lourdement pour obtenir que l'on commence à traiter les formalités à accomplir pour une importation d'ours pour le renforcement. Ce n'est que le 8 juillet que, suite à la demande du FIEP, la DIREN Midi-Pyrénées a présenté lors de la réunion un récapitulatif sur toutes les démarches administratives.
Deux cas sont étudiés : ours provenant de Slovénie et ours provenant de Croatie.
L'entrée de la Slovénie dans l'Union Européenne cette année simplifie de beaucoup les formalités et peut donc faire gagner beaucoup de temps si la décision de renforcement n'est prise que cet automne comme le prévoit le calendrier du suivi patrimonial. Pour la Slovénie, il faut :
Pour la Croatie, c'est encore plus lourd car il faut des formalités multiples hors UE. En 1998, le choix de l'IPHB pour le renforcement était celui d'ours croates car ils n'étaient pratiquement pas nourris avec de la viande comme en Slovénie.
Désormais, le problème le plus urgent à traiter au cours des prochaines semaines sera celui du choix du pays source et la mise en oeuvre des autorisations internes à la France.
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