Page mise en ligne le 27 Juin 2007
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LES
ANTI-OURS DEMANDENT LA CAPTURE DE L'OURSE FRANSKA, NON A CETTE CAPTURE
! - 27/06/2007
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Depuis sa sortie d'hibernation dans le massif du Pibeste (ouest des Hautes-Pyrénées) en avril, Franska est partie vers l'est, en Bigorre (centre et est des Hautes-Pyrénées), entre les vallées de Pau, d'Adour et d'Aure. Pour plus d'informations sur ses déplacements, voir l'actualité : Des nouvelles de Franska, Hvala, Balou et Sarousse. Dans ces zones où l'ours a disparu depuis longtemps, les troupeaux ne sont pas protégés et souvent situés en lisière voire en forêt même. Comme tout animal opportuniste, l'ours privilégie des sources de nourriture faciles d'accès. Ainsi, Franska cause des dégâts sur les troupeaux. Une soixantaine de dommages lui serait imputés.
Face à ces attaques, les éleveurs prétendent que Franska a un comportement atypique, car selon eux anormalement prédateur. Ainsi, un premier communiqué de presse de la Chambre d’Agriculture, la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs des Hautes-Pyrénées, du 11 juin 2007, demande le retrait de cette ourse.
Rapidement relayés par des élus locaux et la presse locale, les éleveurs multiplient les pressions pour que l'Etat décide de la capture de l'ourse Franska. Vendredi 22 juin, en soirée, une battue d'une centaine de personnes a eu lieu dans le massif des Baronnies, pour effaroucher Franska. Plus symbolique qu'autre chose, elle est néanmoins illégale. Le même jour, ils ont ainsi déposé une motion à la préfecture des Hautes-Pyrénées, demandant le retrait définitif de Franska et l'arrêt du programme de renforcement de la population d'ours. La décision finale revient au Ministère de l'Ecologie.
Dans le même temps, les associations Pays de l'Ours-Adet, FERUS et WWF France viennent de diffuser une pétition contre la capture de l'ourse Franska, que je vous invite bien sûr à signer (voir en bas de la page).
Déjà, Franska n'est pas une ourse à problème et son comportement n'a rien d'anormal.
Selon le Plan de restauration et de conservation de l’ours brun dans les Pyrénées 2006 – 2009, rédigé à l’occasion du renforcement de 2006 par le Ministère de l’Ecologie (p. 135), « un ours à problème peut être défini comme un ours ayant un comportement entraînant une situation aiguë de conflit avec l’homme. Cette définition recouvre les trois situations suivantes :
Franska ne satisfait à aucune des 3 conditions qui peuvent définir un ours à problème. Ses prédations ne sont pas à mettre sur le compte d'un comportement individuel particulièrement prédateur, mais essentiellement sur le mode de gardiennage des troupeaux des zones qu’elle fréquente.
D'ailleurs, il est intéressant de constater que tous les ours qui passent par la Bigorre deviennent subitement des ours "à problème", "carnassiers" et "sanguinaires", alors qu'ils ont des comportements tout à fait normaux avant et après leur passage ! Plusieurs exemples le montrent :
L'ours Néré (né de Ziva, en 1997, dans les Pyrénées centrales) a fréquenté pendant un an, du printemps 2000 au printemps 2001, d'abord les estives de Barèges en vallée de Luz, puis celles entre la vallée d'Ouzoum (Pyrénées-Atlantiques) et le massif de l'Estibète (Hautes-Pyrénées). Il a causé de nombreux dégâts et les autorités étaient à deux doigts de le capturer pour l'équiper d'un émetteur. Finalement, ce dernier se déplace encore un peu plus vers l'ouest et arrive dans le Haut-Béarn (Pyrénées-Atlantiques), au sein du noyau de population des Pyrénées occidentales. Toujours présent à l'heure actuelle dans cette zone - où les troupeaux sont protégés - il ne fait depuis plus parler de lui et les dégâts dans cette zone sont restés stables depuis son arrivée.
De 2002 à 2004, un nouvel ours est repéré dans la vallée de Luz et cause des dégâts importants. On crie immédiatement à l'affreux ours slovène, terrible mangeur de moutons, à la différence du bon vieil ours pyrénéen, bien de chez nous. Finalement, la capture de cet ours, en vu de son équipement d'un émetteur intra-abdominal, est décidée. Quelle ne fut pas la surprise des piégeurs de constater qu'il s'agissait en fait de Papillon. Ce plantigrade était le plus vieil ours autochtone. Il était connu depuis des décennies en Haut-Béarn, où il était connu et apprécié de tous, car très discret.
Ces épisodes nous prouvent que, quelque soit l'identité du plantigrade (d'origine pyrénéenne ou d'origine slovène), l'ours cause des dégâts dans les estives où les troupeaux ne sont pas protégés.
Mais surtout, ils montrent que la capture ne sert à rien et que la seule solution, efficace à long terme, réside dans la protection efficace des troupeaux, par l'embauche de bergers, l'emploi de chiens de protection et de parcs de protection. Même si l'ourse Franska venait à être capturée (définitivement ou transférée ailleurs ensuite), les éleveurs connaîtront une période de tranquilité, tout relative (car même sans l'ours, il reste les chiens, les maladies, la foudre, les vols...) pendant quelques mois à quelques années, jusqu'à ce qu'un nouvel ours arrive dans le secteur et cause de nouveaux dégâts.
Voir le communiqué de presse de FERUS du 13 juin 2007.
Voir la lettre ouverte de FERUS du 21 juin 2007.
Voir le communiqué de presse de Pays de l'Ours-Adet du 20 juin 2007.
Vous pouvez d'ores et déjà :
- Signer la pétition en ligne : http://www.paysdelours.com/fr/getMOD/v/vID/2260/modEND/adet/soutenir-pays-de-l-ours-adet/petition-pour-franska.html
- Télécharger et imprimer la version papier de la pétition : http://www.paysdelours.com/documents/Petition-Franska-2007.pdf
N'hésitez surtout pas à écrire, prévenir et inciter vos proches, amis ou collègues, à signer cette pétition.
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Sources :
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