Page dernièrement modifiée le 9 Décembre 2004
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RESULTAT DE LA REUNION DE L'IPHB - 08/12/2004 |
Mercredi 8 décembre 2004, suite à la fin du processus d'évaluation partagée de la population d'ours en Béarn, le nombre d'ours présents dans les Pyrénées Occidentales a été annoncé lors d'une réunion du Conseil de gestion de l'Institution Patrimoniale du Haut-Béarn.
Suite à la mort de Cannelle, seuls 4 ours mâles sont présents dans les Pyrénées Occidentales :
Pour ce comptage, ont été pris en compte les données de l'année 2004 récoltées par le Réseau Ours (indices, dégâts, photos et témoignages), les analyses génétiques d'échantillons récoltés en 2004 et certains échantillons de 2000 à 2003.
L'absence de femelles et la mort de Cannelle ont poussé Jean Lassalle, président de l'IPHB, à proposer la réintroduction de 2 ourses pour 2005. Le 26 mars 2005, la décision pour ou contre la réintroduction devrait être prise au niveau local, en partenariat avec l'Etat et l'Europe, après que le Comité de Massif ait été invité à se prononcer le 22 mars. A cette date, si aucune position commune n'est trouvée, Jean Lassalle a émis la possibilité d'organiser un référendum dans les vingt communes de la charte de l'IPHB.
Selon le cabinet du ministre de l'Ecologie, Serge Lepeltier annoncera "mi-janvier" sa décision sur l'opportunité d'introduire de nouveaux ours sur l'ensemble du massif pyrénéen et se rendra dans les Pyrénées le 14 décembre, afin de rencontrer des représentants des chasseurs et des éleveurs.
Si l'ultime décision reviendra donc au ministre de l'Ecologie, "les modalités pratiques seront arrêtées d'un commun accord" selon Jean Lassalle. Claude Gobin, sous-préfet d'Oloron, a quant à lui assuré que "l'Etat ne pourra pas appliquer une mesure sans l'assentiment des acteurs locaux. Nous ne pouvons pas aller contre cette volonté, sinon cela ne marchera pas".
Le président de la Fédération de chasse des Pyrénées-Atlantiques a déclaré que "la réintroduction est inéluctable. Nous entendons être associés à ce processus".
Le Fond d'Intervention Eco-Pastoral, par l'intermédiaire de Gérard Caussimont, est réservé : "la réintroduction est un élément positif. Nous sommes réservés sur la méthode et le calendrier. Vu l'ampleur des organismes concertés, il faudra du temps alors que, selon nous, la réintroduction doit intervenir en mai. Nous craignons une instrumentalisation de notre travail". Le point du vue est identique à la SEPANSO : "Nons espérons qu'il ne s'agit pas d'une énième manoeuvre pour gagner du temps alors que l'urgence de la situation ne laisse plus de place aux tergiversations. Le renforcement doit avoir lieu au printemps. Ces discussions doivent aboutir à délimiter des zones de non-dérangement pour l'ours".
Lors de la réunion, une quarantaine d'éleveurs (dont les représentants de deux syndicats agricoles des Pyrénées-Atlantiques, la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs) opposés à la réintroduction manifestaient devant le siège de l'IPHB. Ils ont remis une motion en ce sens au sous-préfet.
Désormais, les différentes familles sont dans l'obligation de réussir ensemble le projet de réintroduction.
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Sources :
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