Page dernièrement modifiée le Lundi 7 Août 2006

CAPTURES EN SLOVENIE

Nous parlerons des captures de Mellba, Ziva (1996), Pyros (1997), Palouma, Fransca, Hvala, Balou et Sarousse (2006) en Slovénie à travers deux paragraphes :

 


OPERATIONS DE 1996 / 1997

Les ours relâchés dans les Pyrénées centrales proviennent donc de Slovénie, plus particulièrement de la réserve de Medved située en forêt de Kocevje.

Les ours sont capturés au moyen d'un collet qui emprisonne la patte de l'animal. Chaque piège est équipé d'un émetteur qui permet à l'équipe d'arriver sur place dès qu'un animal est piégé. Les animaux sont anesthésiés à distance.

Les plantigrades sont mesurés, pesés et traités contre les parasites. Les vétérinaires effectuent des prélévements sanguins et des relevés d'empreintes. Puis les ours sont équipés d'un collier émetteur qui se détachera au bout d'un à deux ans, environ.

Le premier ours capturé est une femelle. Il s'agit de Ziva. Elle est piégée le 18 mai 1996, à 6h 20. Elle sera relâchée le lendemain, à Melles.

Le deuxième ours piégé est encore une femelle. Il s'agit de Mellba. Elle est capturée le 5 juin 1996, à 5h 45. Elle sera réintroduite en Haute-Garonne le lendemain.

L'année suivante, un premier ours est capturé, le 30 avril 1997. C'est un jeune mâle d'une année qui sera aussitôt relâché, car il était trop jeune.

Le lendemain, un mâle est piégé, il s'agit de Pyros. Il est capturé le 1er mai 1997, à 5h 45. Il sera relâché à Melles le lendemain.

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OPERATIONS DE 2006

Contrairement aux opérations de 1996-1997, plusieurs sites de captures ont été choisis en Slovénie et non un seul. En effet, Jon E. Swenson (spécialiste de l'ours auprès de l'UICN) recommande, pour garantir une plus grande diversité génétique, que les ours ne soient pas capturés au même endroit que ceux déjà réintroduits en 1996-1997, et qu’ils soient prélevés au moins à deux endroits séparés d’au moins 20-40 kilomètres.

Les deux sites de capture prévus sont situés :

Près de Kocevje, la technique est celle des pièges à patte. Une fois un ours emprisonné, un signal est envoyé au poste de contrôle et l’équipe de capture arrive rapidement sur les lieux. Il s'agit d'un vétérinaire, d'une personne munie d’un pistolet anesthésiant et d'une autre munie d’un véritable fusil au cas de problème. Selon un expert de l’Institut forestier de Ljubljana, "la technique avec pièges est plus sûre pour l’homme, l’ours étant prisonnier. Mais elle se révèle beaucoup plus traumatisante pour l’animal, qui connaît un moment de stress".

A Jelen, une autre technique de capture est utilisée. Des hommes sont postés en affût dans une cache de chasseur installé dans un arbre. Un tireur peut alors endormir l'animal à l'aide d’une seringue anesthésiante. L'anesthésiant étant efficace qu’au bout de sept minutes, l’ours a le temps de s’éloigner. Des chiens dressés pour le pister sont alors utilisés. Selon un expert de l’Institut forestier de Ljubljana, "la technique de capture libre est plus dangereuse pour l’homme".

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Sources :

  • Plan de restauration et de conservation de l'ours brun dans les Pyrénées françaises 2006-2009 - Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable - 2006.
  • Opérations de capture, de transport et de relâcher d'ours bruns dans le cadre du projet de restauration de la population ursine pyrénéenne - Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable (dossier présenté au CNPN) - Juin 2005.
  • Bilan scientifique et technique de la réintroduction de l'ours dans les Pyrénées centrales - Synthèse des données 1996-2000 - Equipe de Suivi, Diren, Life - Juin 2000
  • Site internet de l'Etat sur le programme de restauration et de conservation de l'ours brun dans les Pyrénées.

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