Page dernièrement modifiée le Samedi 21 Septembre 2002
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MENACES
ET MESURES DE CONSERVATION
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Nous parlerons donc des menaces qui pèsent sur le renard roux et des solutions mises en oeuvre pour lutter contre, à travers trois paragraphes :
| INFORMATION PARTICULIERE |
Il faut d'abord savoir que le renard roux est injustement classé "nuisible" dans la quasi-totalité des départements français. Ce classement est expliqué par le fait que le goupil mange quelques poules dans les poulaillers et quelques perdrix et faisans dans les campagnes. Cependant, il suffit de clore le poulailler dans sa partie supérieure, pour que le renard cesse de manger les volailles.
Pour le gibier, il ne chasse que des gallinacés d'élevage (faisans et perdreaux ) relâchés dans la nature et mal armés pour y survivre. Dans le cas contraire (gallinacés réellement sauvages), le renard ne met nullement en péril les populations (exemple : les quelques grands tétras des Vosges ne sont pas menacés par les renards, très communs, alors que ces oiseaux sont pourtant très rares).
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| MENACES |
Comme le renard est nuisible, il peut être chassé en dehors de la saison de chasse. Pour l'instant, cette chasse ne nuit pas au prédateur mais qui sait, dans quelques années, les effectifs pourraient chutés.
Le renard est également piégé, déterré et dégazé dans ses terriers. Ces techniques sont très cruelles et tuent les animaux très lentement et dans d'atroces souffrances. L'empoisonnement volontaire ou involontaire a des effets très néfastes sur le renard mais également l'homme et son environnement. La bromadiolone, un anticoagulant soit-disant destiné à lutter contre les campagnols terrestres, a des effets dévastateurs sur le renard et l'ensemble des prédateurs de ces mammifères (blaireaux, sangliers, fouines, faucons ...). On ferait mieux de laisser le renard faire son travail de prédateur, mais les mentalités ont du mal à évoluer.
Sinon, les autres menaces naturelles (manque de nourritures, mauvaises conditions météorologiques ...) ou d'origine humaine (collisions routières ...) ont peu d'incidence sur le goupil.
Enfin, l'épizootie de rage a officiellement disparu de France en 2001. D'intences campagnes de vaccination (lâchers d'appâts contenant des vaccins par hélicoptère) ont eu lieu depuis 1986 dans le nord-est de la France, et se sont conclues par la disparition de cette maladie et donc par une reconstitution des population de goupils dans le nord-est de la France.
Actuellement, le renard roux n'est pas menacé de disparition en France, comme partout en Europe. Cependant, les nombreux dangers qui pèsent sur lui pourraient, à terme, menacer les populations encores saines de renards roux.
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| MESURES DE CONSERVATION |
Il faudrait d'abord exclure le renard de la liste des animaux nuisibles. Contrairement à ce que disent certains chasseurs, le renard roux n'est pas en train de proliférer car il a la capacité de s'auto-réguler (le nombre de femelles fécondées et de renardeaux par portée peuvent varier fortement en fonction de l'abondance de nourriture). De plus, la rage n'est plus une raison valable pour chasser le renard, puisqu'elle a disparu.
Il faudrait, outre interdire la chasse au renard en dehors de la période de chasse (car les naturalistes ne sont pas pour un arrêt - total - de la chasse à cette espèce, puisqu'elle est commune), interdire le piégeage, le déterrage et le dégazage qui sont des pratiques cruelles et moyen-âgeuses.
Enfin, pour protéger le goupil et les autres petits prédateurs et rapaces chassant les campagnols dans les champs, les anticoagulants et autres poisons devraient être proscrits.
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