Page mise en ligne le 10 Août 2009 - Page dernièrement modifiée le Jeudi 27 Août 2009

UN JEUNE GYPAETE BLESSE SUITE A UNE COLLISION AVEC UN CABLE DANS LES HAUTES-PYRENEES - 03/08/2009

Lundi 3 août 2009, un jeune gypaète immobilisé au sol sous une ligne électrique est répéré par des randonneurs dans la vallée de Luz (Hautes-Pyrénées). Rapidement informés, des agents du Parc national des Pyrénées se rendent sur place et récupèrent l'animal.

Le diagnostic est sans appel : l'oiseau soufre d'une fracture ouverte à l'aile et d'une fracture de la patte gauche, très probablement suite à une collision avec un câble aérien. Ce jeune oiseau âgé de 5 mois, qui venait de s'envoler de son aire, a été opéré, puis placé sous traitement antibiotique pour juguler tout risque d'infection.

Malheureusement, il n'a pas survécu à ses blessures malgré les soins apportés ; il est mort le 18 août 2009.

Les collisions avec des câbles constituent la troisième cause de mortalité dans les Pyrénées. Les gestionnaires de ces installations se sont pourtant engagés à équiper ces lignes de repères visuels afin d'éviter de tels accidents.

  • Communiqué de presse commun de la LPO - Programme Pyrénées Vivantes et du Parc national des Pyrénées

Un jeune gypaète barbu meurt après avoir heurté un câble électrique

Le gypaète découvert par des randonneurs en Vallée de Luz (Hautes-Pyrénées) sous une ligne électrique le 3 août dernier, est mort le 19 août des suites de ses blessures. Malgré les soins prodigués par des vétérinaires spécialisés pour tenter de ressouder deux fractures importantes, ce jeune qui avait pris son envol au début de l’été, ne volera plus dans le ciel des Pyrénées. 11 jeunes gypaètes seulement ont été élevés cette année dans les Pyrénées françaises, il n’en reste donc plus que 10. Avec le tir, l’empoisonnement et l’intoxication, la collision contre les câbles aériens est l’une des principales causes de mortalité non naturelle qui affecte le gypaète.

En 1994, déjà un gypaète adulte avait été retrouvé mort par le Parc national sous la même ligne. Cette ligne avait également été signalée dès 1997 à EDF comme étant la plus dangereuse des Pyrénées. Elle traverse 3 sites de reproduction et la zone estivale préférentielle de tous les jeunes gypaètes nés sur les deux versants des Pyrénées. Le 8 mars 2007, une convention a été signée entre l’Etat, la LPO et RTE (Réseau de Transport Electrique), gestionnaire de ces lignes. Elle a pour objectif notamment d’équiper les lignes les plus dangereuses de systèmes anti-collision. Ainsi, la LPO et le Parc national des Pyrénées ont transmis dès 2007 aux gestionnaires des lignes une cartographie des tronçons à équiper en priorité. Des difficultés techniques retardent le passage à des applications concrètes de la convention. Cette ligne allant de la plaine à la frontière espagnole menace d’autres gypaètes présents dans ce secteur des Hautes-Pyrénées, qui est aussi le coeur de la population de gypaète barbu. Ce rapace, en danger d’extinction, est bénéficiaire à ce titre d’un plan national d’action sous l’égide de la DIREN Aquitaine et mis en oeuvre dans les Pyrénées par la LPO et ses partenaires.

Début septembre, l’Etat, la LPO et RTE devraient se rencontrer afin d’aborder ce sujet particulièrement sensible et planifier très concrètement la pose de repères visuels sur les lignes jugées prioritaires et notamment celle de Gavarnie afin d’éviter un autre accident.

Pour en savoir plus : www.pourdespyreneesvivantes.fr

  • Partenaires techniques du plan national d’actions du Gypaète barbu dans les Hautes- Pyrénées : DIREN Aquitaine (coordinatrice du plan national d’actions France) ; DREAL Midi-Pyrénées ; LPO ; PNP ; ONCFS ; ONF ; Nature Midi-Pyrénées ; Réserve naturelle régionale du massif du Pibeste ; CPIE Bigorre Pyrénées ; OCCE 65
  • Contact Presse : Gwénaëlle Plet, chargée de communication du Programme LPO Pyrénées Vivantes- LPO Mission rapaces Tél : 05 62 97 27 02 contact@pourdespyreneesvivantes.fr

 

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