Page dernièrement modifiée le Samedi 14 Juin 2008
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EFFECTIFS,
STATUT ET SUIVI DE LA POPULATION ALPINE DE GYPAETES BARBUS
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La formation d'une population autonome semble se dessiner grâce aux plus en plus nombreuses reproductions naturelles, mais pour l'instant, la poursuite des lâchers est indispensable pour former une véritable population. De 1986 à 2006, 144 gypaètes ont été lâchés sur les 4 sites de réintroduction dont 39 en Haute-Savoie et 29 dans le massif de l'Argentera-Mercantour.
Rien qu'en 2005, 97 gypaètes barbus différents ont pu être observés dans les Alpes. Au total, l'effectif actuel est estimé à 120 individus pour l'ensemble de l'arc alpin. A noter qu'en 2004, un gypaète pyrénéen est observé au Bargy.
Mais la véritable lueur d'espoir vient de la reproduction naturelle de ce rapace.
Paramètres de la reproduction du gypaète barbu dans les Alpes sur la période 1995-2007 (Source : données collectées par : PN Mercantour, PN Alpi Marittime, PN Ecrins, PN Gran Paradiso, PN Vanoise, A.S.T.E.R.S., PN Stelvio, Pro Bartgeier, NP Hohe Tauern. Synthèse des données par NPHT/EGS - R.Zink en étroite collaboration avec FCBV and the Network of Alpine Protected Areas)
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1995
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1996
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1997
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1998
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1999
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2000
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2001
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2002
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2003
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2004
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2005
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2006
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2007
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2008
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Total
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Productivité
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0
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0
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0,5
|
0,67
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0,25
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0,75
|
0,2
|
0,63
|
0,25
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0,33
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0,5
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0,35
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0,59
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Proportion
de couples pondeurs
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0
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0
|
0,5
|
0,67
|
1
|
1
|
1
|
0,75
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0,88
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0,53
|
0,64
|
0,53
|
0,76
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Succès
reproducteur
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0
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0
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1
|
1
|
0,25
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0,75
|
0,25
|
0,83
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0,29
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0,63
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0,78
|
0,67
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0,77
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Nombre
de couples territoriaux
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1
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0
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2
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3
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4
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4
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5
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8
|
8
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14
|
12
|
16
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16
|
18
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93
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Nombre
de couples pondeurs
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0
|
1
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1
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2
|
4
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4
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5
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6
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7
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8
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8
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9
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13
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68
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Nombre
de couples avec un jeune éclos
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0
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1
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1
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2
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3
|
3
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4
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6
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4
|
5
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8
|
7
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12
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56
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Nombre
de couples avec un jeune à l'envol
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0
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0
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1
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2
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1
|
3
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1
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5
|
2
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5
|
7
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6
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10
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43
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Pour avoir des détails sur ces couples territoriaux, voir : Présentation des couples installés dans les Alpes en 2008
Cependant, la population est encore vulnérable compte tenu de ses effectifs. Sur les 156 gypaètes relâchés de 1986 à 2008, 3 oiseaux ont été repris car trop imprégnés par l'homme et 18 gypaètes ont été retrouvés morts :
Cependant l'arc alpin étant très grand, on ne les retrouve pas tous. Ce qui est difficilement acceptable, c'est qu'au moins 4 individus ont été braconnés. En plus, trois de ces tirs ont été réalisés dans des Parcs nationaux (Ecrins, Mercantour et Suisse), territoires théoriquement très protégés.
Une des phases importantes de la réintroduction est la surveillance et le suivi des gypaètes. Ce travail est facilité les trois années après le lâcher d'un gypaète car celui-ci possède des marques alaires propres à chaque individu.
Un réseau d'observateurs s'est mis en place en collaboration avec les Parcs Nationaux, les Réserves Naturelles de Haute-Savoie, les agriculteurs, les chasseurs, les touristes ... C'est grâce à ces observations que l'on peut évaluer le succés ou non de la réintroduction. Cependant dans certaines régions les données manquent, non pas parce qu'il n'y a pas de gypaètes, mais parce que la pression d'observation est très faible. C'est dans l'ouest des Alpes (France, Italie) que l'on a le plus d'observations de gypaètes (voir : Que faire en cas d'observation de gypaète dans les Alpes).
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Juvénile réintroduit en Haute-Savoie. Photo : © Jean-Luc L'Hôtellier - altitudephoto.free.fr |
Les observations sont collectées chez les coordinateurs (ASTERS, Parc National de la Vanoise, des Ecrins et du Mercantour), qui sont responsables d'une région. Puis ces observations sont transmises à une banque de données centrale qui se trouve en Haute-Savoie. On a actuellement plus de 12 000 observations qui conçernent 1 000 observateurs différents.
En 2003, 1988 observations ont été collectées, dont 822 en France (sans le Mercantour !), 495 en Autriche, 395 en Suisse et 276 en Italie (sans l'Alpi Marittime).
Grâce à ces données, on a pu savoir que certains gypaètes restent près du site de réintroduction et ne s'en éloignent guère, tandis que d'autres entreprennent de grandes migrations (une femelle "Nina", lâchée en Autriche en 1986, s'était sédentarisée, depuis 1988, dans le Parc National des Ecrins, avant d'être abattue le 1er août 1993. On sait aussi que les gypaètes gardent des liens avec leur site de lâcher : ainsi, des individus sont fixés sur tous les sites de lâcher.
Dès que des débuts de reproduction sont signalés, des associations, comme la LPO ou l'ASTERS, ou des Parcs Nationaux, comme celui de la Vanoise, surveillent en permanence les aires pour éviter tous dérangements pendant la reproduction. Pour les observateurs, on sait qu'un gypaète se fixe sur un territoire lorsque l'on le voit occuper une aire de repos le soir. Cependant pour bien connaître le territoire d'un gypaète, il faut être présent régulièrement sur le site.
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Sources :
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