Page dernièrement modifiée le Samedi 14 Juin 2008
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TERRITOIRES
OCCUPES PAR LE GYPAETE BARBU DANS LES ALPES FRANCAISES
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Comme les oiseaux lâchés sont juvéniles, ils sont erratiques et donc observés un peu partout dans les Alpes. Actuellement, c'est dans les Alpes occidentales (toutes les Alpes françaises, l'ouest des Alpes italiennes et le Valais en Suisse) que les données sont les plus nombreuses. En France, l'espèce a pu être observée dans tous les départements alpins. Cependant, ici, nous ne parlerons pas des territoires concernés par départements car les limites administratives s'appliquent mals aux territoires des animaux mais par secteurs géographiques.
| SECTEUR DE LA HAUTE-SAVOIE |
En Haute-Savoie, des juvéniles, des immatures, des subadultes et quelques adultes sont présents sur quasiment tous les sites montagnards du département. Ainsi, lors du premier semestre 2004, au moins de 13 gypaètes différents ont fréquenté le département. Entre juin et novembre 2005, 106 observations (sans compter le couple du Bargy) sont parvenues au réseau de surveillance de l'ASTERS. 49% concernent le massif de l'Arve-Giffre et 42% le massif de Borne-Aravis. Dans cette même période, 65% des observations concernent des individus de plus de 5 ans, 20% des oiseaux de 1 à 2 ans et 15% des individus d'âge indéterminé.
La capacité d'accueil du département semble limitée à 4-5 couples. On s'en rapproche puisque l'on compte actuellement 3 couples cantonnés et reproducteurs (même si un seul s'est pour l'instant reproduit avec succès).
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Paysage magnifique de la réserve naturelle de Sixt (Haute-Savoie), régulièrement fréquentée par les gypaètes. Photo : © Mathieu Krammer - 10 août 1998 - cirque des Fonts, Sixt (Haute-Savoie). |
Actuellement, trois secteurs proches semblent surtout fréquentés par les gypaètes barbus de tout âge.
Un couple se reproduit depuis 1997 dans le massif du Bargy et de nombreux autres individus sont observés sur ce massif calcaire riche en falaises rocheuses et en ongulés sauvages et domestiques (donc en carcasses). Jusqu'en 2003, l'aire du couple était située sur le versant sud (vallée du Reposoir), mais depuis l'hiver 2003/2004, le couple a installé son aire sur le versant nord (Mont Saxonnex). Pour avoir plus de renseignements sur ce couple, cliquez ici.
Plus au sud, c'est dans le massif des Aravis que se trouve la combe Doran (commune de Sallanches) où sont lâchés les jeunes gypaètes. Pour avoir plus d'informations sur le site de réintroduction de Doran, cliquez ici.
C'est ici que c'est installé un nouveau couple haut-savoyard, au cours de l'hiver 2004/2005, plus précisément dans la combe Doran. Elle fut confirmée par la découverte d’une troisième aire en novembre 2005. L’un des oiseaux composant ce couple pourrait être Georg (BV355), mâle réintroduit en 2000 dans le Parc national autrichien des Hohe Tauern.
Les Réserves Naturelles de Sixt-Fer-à-Cheval et de Passy accueillent, comme les deux précédents massifs, des gypaètes barbus de tous âges. Cette abondance est due à la présence d'une fauve sauvage riche et diversifiée (plus de 600 bouquetins, près d'un millier de chamois, de nombreux cerfs et chevreuils...). Un couple reproducteur s'est sédentarisé sur la chaîne des Fiz (Pour avoir plus de renseignements sur ce couple, cliquez ici) ; un autre avait été découvert en décembre 2004 sur celle la commune de Sixt (observations de plusieurs accouplements, construction d'une aire...), mais n'est plus observé depuis juin 2005.
Pour finir, il convient de signaler que des gypaètes de tous âges (juvéniles, immatures, subadultes et adultes) sont également observés au dessus du massif du Mont-Blanc, ainsi que sur des massifs de moyenne montagne : massif des Bauges, du Chablais ...
Les montagnes suisses du Valais, région limitrophe à la Haute-Savoie, sont bien fréquentées par les gypaètes avec l'identification de 21 oiseaux différents en 2004 pour un peu plus de 300 observations. Un couple y est installé depuis 2004 (première nidification avec succès en 2007).
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| SECTEUR DE LA VANOISE (SAVOIE) |
Après la Haute-Savoie, c'est le secteur de la Vanoise (Savoie) qui est le plus fréquenté par les gypaètes. Toujours lors du premier semestre 2004, au moins 15 vautours différents ont survolé et fréquenté le département, dont 10 adultes (parmi lesquels 8 forment des couples).
Le Parc National de la Vanoise concentre la plupart des effectifs alpins. Cette attraction est due à la proximité du site de réintroduction haut-savoyard et à une abondance de ressource alimentaire (5 à 6 000 chamois, plus de 2 000 bouquetins et 10 à 15 000 ovins).
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Superbe gypaète barbu adulte, photographié le 24 février 2004, au refuge de la Dent Parrachée (Parc National de la Vanoise) lors d'un séjour de ski-alpinisme franco-allemand. Cliquez sur la photo pour voir l'agrandissement et le commentaire. Photo : © Roger Foucault - Club Alpin Français de Chambéry |
Les premières observations de gypaètes dans le Parc National datent de 1989, 2 ans seulement après les premiers lâchers effectués en Haute-Savoie. Au nombre d'une dizaine, ces observations sont réparties sur les secteurs de Val d'Isère-Champagny (Tarentaise) ainsi que de Modane-Termignon (Maurienne).
Ensuite, entre 1993 et 1994, le nombre de ces observations s'accroît fortement, passant de quelques 80 à plus de 350. En 2000, 13 individus différents ont survolé le Parc.
En 2001, 569 fiches de contact ont été rapportées par les gardes-moniteurs. Rien que pour le mois de décembre 2001, 11 individus différents ont été observés sur l'espace parc (zone centrale + périphérique). Enfin, 6 individus marqués ont pu être indentifiés cette année là.
En 2002, 294 fiches d'observations ont été renseignées au cours du premier semestre et 282 au cours du second, soit un total de 576 observations. Au moins 16 individus différents ont pu être identifiés, dont 4 oiseaux marqués (2 lâchés en Haute-Savoie - 1 en Autriche).
En 2003, plus de 500 fiches d'observations ont été recueillies et renseignées par les agents et ses collaborateurs. Il en ressort qu'une vingtaine d'oiseaux différents ont fréquenté le massif cette année-là, dont 6 réintroduits entre 2001 et 2003.
Entre juin et novembre 2005, 285 observations ont été recensées dans la zone d'étude du Parc national de la Vanoise. Au cours de cette période, 24 individus différents ont été contactés : 7 adultes (dont 3 couples), 1 subadulte, 4 immatures non marqués et 6 immatures marqués (Blangiar, Guillaume, Bella Cha, Jausiers, Ortler et Gilbert), trois juvéniles marqués (Swaro, Monaco et Monte-Carlo) et les 3 juvéniles sauvages de Vanoise (Nuage, Notre Ami et Peisyllon).
En 2005, on trouve trois couples cantonnés de gypaètes barbus en Vanoise, tous reproducteurs. Le premier couple créé (d'abord un trio) se trouve, depuis 1998, en Haute-Tarentaise, dans le secteur de Val d'Isère. Le deuxième couple est cantonné depuis l'automne 2001 en Haute-Maurienne, au dessus de Termignon. Début d'année 2004, un nouveau couple était observé en Haute-Maurienne, dans le secteur de Bonneval-sur-Arc, mais n'a pas tenu ; seul un adulte fréquente encore épisodiquement les lieux. Enfin, sur le secteur de Peisey-Nancroix, en Tarentaise, un couple s'est installé à l'automne 2003 (Pour avoir plus de renseignements sur ces couples, cliquez ici). Déjà, 9 jeunes sont nés sur le massif depuis 2002 (2 en 2002, 1 en 2003, 1 en 2004, 3 en 2005 et 2 en 2006).
En dehors du Parc, en vallée de la Maurienne, un adulte est sédentarisé dans le massif des Encombres.
Auparavant, toujours dans le département de la Savoie, un couple s'était sédentarisé dans le Beaufortain (nord du département) au début des années 1990, mais un adulte le composant est mort.
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| SECTEUR DES MASSIFS PREALPINS DU VERCORS - DIOIS (ISERE ET DROME) ET DE LA CHARTREUSE (ISERE ET SAVOIE) |
Depuis 1994, date de la première observation, de plus en plus d'observations sont réalisées entre la Drôme et l'Isère, dans les secteurs du Diois et du Vercors.
Ces observations, encore rares mais de plus en plus nombreuses, vont certainement augmenter du fait des potentialités alimentaires très importantes des Hauts-Plateaux du Vercors (nombreux troupeaux transhumants de brebis et vaches, ainsi que de belles populations d'ongulés sauvages) et de la présence estivale d'un nombre important de vautours fauves qui semblent attirer d'autres espèces de vautours dont le gypaète barbu.
Le massif du Vercors pourrait constituer un nouveau site de lâcher dans les années à venir.
Quelques données (en moins grand nombre) proviennent parfois du massif préalpin de la Chartreuse.
| Voici quelques observations de Gypaètes barbus effectuées dans le Vercors - Diois. Attention, cette liste n'est pas exhaustive car je n'ai pas connaissance de toutes les observations effectuées dans le Vercors - Dois : | |
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Diois
(Drôme)
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Vercors - Diois (Isère - Drôme)
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Chartreuse
(Isère - Savoie)
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| SECTEUR DES ECRINS (HAUTES-ALPES) |
Les observations de gypaètes, collectées par le Parc National des Ecrins dans sa zone de coordination des Hautes-Alpes et de la partie iséroise du Parc National des Ecrins, sont de plus en plus nombreuses chaque année : 11 en 1999, 21 en 2000, 92 en 2001, 134 en 2002, 118 en 2003, 200 en 2004 et 225 en 2005.
Jusqu'en 2005, on pouvait dire que les observations se concentraient sur 4 secteurs principaux : l'Oisans - Valbonnais (Isère), le Champsaur - Valgaudemar, l'Embrunais, le Haut-Briançonnais et le Queyras (Hautes-Alpes). Hormis le Queyras, toutes ces principales zones de concentrations se trouvent dans le Parc National des Ecrins (zone centrale mais aussi périphérique). Dans le Parc National des Ecrins, 5 individus différents ont pu être identifiés au cours de l'année 2002.
Mais en 2006, plus aucun de ces secteurs n'est occupé de façon permanente. 20 observations seulement ont été réalisées en 2006 (à début octobre). Essayons néanmoins d'étudier plus précisément le statut de ce vautour dans chacun de ces secteurs.
Dès 1988, les premiers gypaètes du Parc National des Ecrins ont été observés dans cette zone située au Nord-Ouest du Parc. Une femelle, Nina, s'était même sédentarisée depuis 1988 en Oisans, avant d'être lâchement abattue sur la commune de Mont-de-Lans en 1993.
Heureusement, de nombreuses observations ont été effectuées depuis.
Ainsi, entre septembre et novembre 2003, le gypaète barbu a été observé à 5 reprises dans la vallée du Vénéon (secteur de l'Oisans), principalement dans le vallon de la Lavey (Source : Cyril Coursier (Chef du secteur Oisans) sur le Forum du site internet du Parc National des Ecrins - 26/11/2003).
De l'automne 2003 au printemps 2004, l'espèce est encore observée, du côté du Lavey, mais aussi du côté de la Vierge du Collet, au Lautivel et au Prégentil. (Source : L'Echo des Ecrins - Journal d'information du PN des Ecrins - n°22 (printemps 2004)). Le Rapport d'Activité 2003 du Parc National des Ecrins révèle par ailleurs qu'en Valbonnais, "2 oiseaux semblent "visiter" la vallée du Béranger".
Cependant, au 1er janvier au 26 novembre 2004, le Parc National n'a recensé qu'une dizaine d'observations en Valbonnais et en vallée du Vénéon (La Lavey). Le 12 décembre 2004, un adulte est observé au Périer (Valbonnais).
Enfin, le 4 février 2005, un oiseau juvénile sans marque (donc né en nature en 2004) est observé à Le Paletas (toujours sur la commune de Le Périer).
Dans la partie haute-alpine du Parc National des Ecrins, les observations sont surtout réalisées en Champsaur et Valgaudemar.
Faiblement fréquentée au début du programme de réintroduction, la partie occidentale du Parc semble de plus en plus en survolée par ces oiseaux. Ainsi, depuis trois ans maintenant (2001), un oiseau séjourne dans le Valgaudemar, notamment dans la vallée de la Navette, avec parfois quelques incursions en vallée de Champoléon (Champsaur). D'après une observation de 2003, ce gypaète serait né en 2000 : plus d'aspect "râteau" du plumage, tête "poivre et sel"... Il pourrait donc s'agir de Ciabri, déjà observé avec certitude dans le Valgaudemar en avril 2002, peut-être de Séreno...
En 2004 et début 2005, cet individu, adulte imparfait ou subadulte, est toujours observé dans le secteur de La Chapelle-en-Valgaudemar. Plus d'observations de cet individu en 2006.
Début octobre 2003, un gypaète barbu juvénile au plumage noir et aux plumes décolorées a été observé en Champsaur. Il s'agirait de la femelle Stift, lâchée en 2002 dans le Parc National du Stelvio, à près de 500 kilomètres des Ecrins. (Source : L'Echo des Ecrins - Journal d'information du PN des Ecrins - n°22 (printemps 2004)). Les 2 et 3 février 2004, 2 juvéniles ont séjourné quelques jours en vallée de Champoléon (Champsaur) et ont pu être photographiés par deux photographes différents.
Plusieurs observations, de subadultes ou d'immatures marqués, sont effectuées en aval du col du Lautaret. Elles se répartissent sur les deux versants de la Guisanne, c'est-à-dire sur le versant droit (Réserve Naturelle de Combeynot) et sur le versant gauche (Massif des Cerces). En 2003, un oiseau a longtemps fréquenté la rive droite de la Guisanne.
En 2004, seulement 2 observations ont été réalisées dans cette région, toutes deux dans le massif des Cerces.
Un oiseau adulte (probablement né en 1996) s'est sédentarisé dans le Haut-Queyras, plus précisément le secteur de la Roche Ecroulée (commune de Ristolas) depuis plusieurs années. Auparavant installé du côté d'Abriès, cet individu s'est déplacé vers Ristolas au cours de l'hiver 2002/2003. Cet adulte, souvent agressif envers le couple local d'aigles royaux, est plus ou moins coloré, ni tout à fait blanc mais pas roux non plus. Les avis divergent selon les observateurs, mais ne permettent pas de conclure à la présence de deux adultes sur le site, puisqu'aucune observation n'a révélé 2 oiseaux ensembles. Malheureusement, depuis novembre 2003, cet individu n'est plus observé ...
Ailleurs dans le Queyras, des observations d'autres individus ont également été effectuées.
En 2004 (jusqu'au 26 novembre 2004), 7 observations seulement de gypaètes ont été collectées : 2 juvéniles (Guillaumes et Jausiers) début mars à Abriès, des juvéniles non identifiés en juillet au col Agnel, en septembre à Saint-Véran et en novembre à Arvieux. Mi-septembre, 2 adultes (les seuls de l'année en Queyras !) ont survolé le massif à la mi-septembre, près du col Girardin, venant de l'Ubaye.
Déjà, en juin et juillet 2004, 3 observations de juvéniles non marqués sont réalisées dans la vallée du Réallon, à l'extrême sud du Parc National des Ecrins, dans le secteur de l'Embrunais.
Depuis le 18 juillet 2004, un adulte est observé dans la vallée du Couleau, toujours dans l'Embrunais, par les gardes-moniteurs du Parc et des bergers. Il patrouille une petite zone de faible superficie où il consomme des carcasses de brebis et vole parfois en compagnie d'un aigle royal. Alors que deux observations fesaient état de deux adultes ensemble, plus aucun oiseau n'était observé en Embrunais durant l'été 2005. Heureusement, un oiseau est réapparu à la mi-septembre 2005 en Embrunais, mais dans la vallée du Rabioux cette fois !
Néanmoins, plus aucune observation n'est enregistrée en 2006.
Heureusement, fin février et début mars 2007, deux observations d'un adulte sont enregistrées, sur les communes de Champcella et de Chateauroux. Souhaitons que ce retour soit durable.
Dans les Hautes-Alpes, des observations sont également réalisées dans la partie ouest (massif du Dévoluy) et nord-est du département (vallée de la Clarée). Ainsi, dans le massif de Dévoluy, le 23 août 2005, un gypaète barbu a été vu en vol vers le nord-ouest sur la commune de Pellafol (Isère). Des observations ont également été réalisées en février 2007 en vallée de la Clarée.
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| SECTEUR DES ALPES DU SUD (ALPES-DE-HAUTE-PROVENCE ET ALPES-MARITIMES) |
Dans le Parc National du Mercantour (Alpes-Maritimes et Alpes-de-Haute-Provence), les observations sont de plus en plus nombreuses depuis 1993, date du premier lâcher effectué sur ce site franco-italien.
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Gypaète barbu immature, photographié en Haute-Vésubie, le 2 février 2005. Photo : © F. Guigo (fourni par Patrick Orméa - PN du Mercantour) |
Les rapaces fréquentent régulièrement la zone frontalière allant de la Haute-Roya à la Haute-Ubaye. En 2000, 92 observations ont été réalisées dans l'espace parc (zone centrale et zone périphérique) parmi lesquelles :
Cette année là, le Nord-Ouest du Parc (hautes vallées de Tinée, du Verdon et de l'Ubaye) semblait plus attrayant et plus fréquenté que la chaîne du Mercantour (hautes vallées de la Vésubie et de la Roya). Ceci peut s'expliquer par : les conditions du relief (paysages liés au terrain sédimentaire) et les ressources alimentaires. (Source : Rapport d'Activité 2000 du Parc National du Mercantour). Ainsi, durant l'hiver 2002/2003, plusieurs gypaètes différents (au moins 4) ont été observés régulièrement en Ubaye (plus particulièrement dans le secteur du Bachelard) dont 1 subaldute et plusieurs individus marqués.
En 2004, 95 observations ont été réalisées dans l'espace-parc :
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Roubion (lâché en 1999 dans le Mercantour), photographié le 26 avril 2001 dans la vallée du Bachelard (Ubaye). Il était alors âgé d'un peu plus de 2 ans. Photo : © Christian Couloumy - PN des Ecrins (fourni par Patrick Orméa - PN du Mercantour) |
Une grande partie de ces observations proviennent de la vallée de l'Ubaye. En 2004 toujours (plus précisément du mois de janvier au 13 septembre 2004), un adulte était présent dans la vallée de la Vésubie. Alors que l'on s'attendait à la première sédentarisation dans le Mercantour, il n'a plus été observé.
De décembre 2004 à mai 2005, 66 observations ont été réalisées sur le territoire du Parc national du Mercantour. Elles concernent 8 juvéniles, 30 immatures, 6 subadultes / adultes, 16 adultes et 3 de classes d'âge indéterminé. Deux zones principales sont concernées : la vallée de l'Ubaye (33 données) et la vallée de la Vésubie (24 données).
Entre juin et décembre 2005, 169 observations ont été faites sur le territoire du Parc national du Mercantour. Elles concernent : 30 juvéniles, 6 juvéniles / immatures, 30 immatures, 12 subadultes, 10 subadultes / adultes, 66 adultes et 15 de classes d'âge indéterminé. Au cours de ces 6 mois, pas moins de 10 individus ont fréquenté le massif : 4 oiseaux marqués (Monaco, Monte-Carlo, Sadri, Blangiàr), 1 immature, 1 subadulte, 1 adulte imparfait et 3 adultes parfaits. Fin 2005, le massif Gelas-Bégo est devenu une zone de présence permanente, avec plusieurs adultes et subadultes fréquentant les vallées de la Vésubie et de la Roya. Sur les versants du Bégo est fixé depuis au moins 6 mois, Vernante (BV 305), adulte de 7 ans, lâché en 1998 par le Parc Naturel Alpi Marittime. Contrairement aux autres années, seulement 21 observations ont été faites dans les Alpes de Haute-Provence, moins survolées par les gypaètes en été.
Au cours de l'hiver 2005/2006, pour la première fois depuis la réintroduction de l'espèce dans le Mercantour, un couple de gypaète s'est formé au nord des Alpes-de-Haute-Provence, en haute vallée de l'Ubaye (hors zone périphérique du Parc national du Mercantour). En cette fin d'année 2006, le couple recharge une aire et défend son territoire contre tout intrus (gypaète ou aigle royal).
Enfin, en cette fin d'année 2006, 2 adultes sont présents depuis quelques mois dans les secteur du Mont Mounier (entre les vallées du Var et de la Tinée) et 2 autres dans la haute vallée de la Vésubie. Bien que ne formant pas encore de couples, ces sédentarisations d'adultes sont porteuses d'espoir.
Plus au sud, en Haute-Provence, des observations sont parfois rapportées. Ainsi, le 10 mars 2002, un gypaète barbu a été observé dans le Grand Canyon du Verdon (sud des Alpes-de-Haute-Provence, à la limite avec le département du Var) volant en compagnie de 2 vautours fauves. La précédente observation dans ce secteur de Haute Provence datait de 1990. Le 10 juillet 2006, un gypaète immature (2-3 ans) a été observé sur la crête de la Bernarde (limite des communes de Vergons, d'Ubraye et de Soleilhas), à 10 km au nord-ouest de Castellane (Alpes-de-Haute-Provence) en compagnie de 23 vautours fauves en direction des gorges du Verdon.
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Sources :
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