Page dernièrement modifiée le Jeudi 29 Décembre 2005
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CAUSES
ET HISTORIQUE DE SA DISPARITION DANS LES ALPES
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Nous parlerons donc de l'historique de la disparition du gypaète barbu dans les Alpes (avant sa réintroduction) et des causes de ce déclin à travers trois paragraphes :
| CAUSES DE SA DISPARITION |
Le gypaète a surtout été victime de destructions directes avec l'amélioration des armes à feu.
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Le dernier gypaète a avoir été abattu dans le Val d'Aoste (Italie), en 1913. Photo : © Fondo Brocherel-Broggi |
Le rapace impressionnait les montagnards : des légendes et des fables racontaient qu'il enlevait moutons et enfants avec une férocité extrême ! On promettait des primes à ceux qui tueraient un gypaète. Ce fut l'éradication de l'espèce dans les Alpes.
Pas moins de 65 à 67 oiseaux ont été retrouvés dans les collections de musées alpins et périphériques (Grenoble, Gap, Barcelonnette, Marseille et Hyères) dont 40 à 42 avaient été tués dans les Alpes françaises, 18 en dans les Alpes occidentales italiennes et 7 à la frontière entre les deux pays.
En plus, d'autres facteurs indirects sont entrés en jeu comme l'utilisation d'appâts empoisonnés à la strychnine destinés à la lutte contre les loups et les lynx, ou comme la raréfaction des ongulés sauvages de cette époque donc de la ressource alimentaire.
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| HISTORIQUE DE SA DISPARITION DANS LES ALPES FRANCAISES |
Jusqu'en 1850, le gypaète était encore bien présent dans toute la partie françaises des Alpes, de l'arrière pays niçois aux montagnes du Chablais, avec des densités très variables selon les régions.
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Le Mont Pelvoux (ici, vu depuis le petit lac proche de l'ancien Refuge Tuckett), un des rares refuges des derniers gypaètes alpins du début du XX° siècle. Photo réalisée par mon père dans les années 1990. |
A cet époque, les massifs périphériques préalpins étaient aussi occupés. Des individus ont ainsi été tirés : dans l'Estérel (Var) en 1825, dans le Vercors à Pont-en-Royans (Isère) en 1878, dans les Basses-Alpes (actuelle Alpes-de-Haute-Provence) en 1898, au mont Ventoux (Vaucluse) en 1903, ainsi que 3 individus près d'Arles et de Montpellier en 1886.
Comme on l'a dit un peu plus haut, le gypaète était plus fréquent dans certains massifs, parmi lesquels :
On constate que ce sont surtout les Alpes du Sud qui ont accueilli le plus de gypaètes.
Jusqu'en 1920-1930, le gypaète résistait dans la plupart de ces secteurs et se reproduisait même encore dans le massif du Mercantour. En 1920-1930, il ne nicha plus dans les Alpes. Ces deux derniers bastions furent le Mercantour et les Hautes-Alpes où 2 adultes ont encore été enregistrés en 1935.
Après cette date, seuls quelques observations d'individus provenant de Corse ou des Balkans ont été réalisées, essentiellement dans le Mercantour (plusieurs observations d'immatures en 1977 et 1978, ainsi qu'une observation d'un adulte en 1979).
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| HISTORIQUE DE SA DISPARITION DANS LES ALPES ALLEMANDES, ITALIENNES, SUISSES ET AUTRICHIENNES |
En Allemagne, le dernier gypaète officiellement tué date de 1855.
En 1886, le dernier gypaète suisse a été empoisonné en Valais (près de Viège) alors que la dernière nidification connue dans ce pays date de 1884 (Grisons).
En Autriche, le dernier gypaète connu est tué en 1906.
En Italie, le dernier gypatèe est tué en 1913 dans le Val d'Aoste (Alpes occidentales).
Plus tard, des immatures (sans doute en provenance des Balkans) sont observés en Autriche et surtout en Suisse : dans le Valais (Loèche-Les-Bains) en 1957 ou dans l'Oberland bernois en 1964.
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Source :
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