Page dernièrement modifiée le Samedi 7 Décembre 2002
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MENACES
ET MESURES DE CONSERVATION
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Nous parlerons donc des menaces qui pèsent sur le gypaète barbu et des solutions mises en oeuvre pour lutter contre, à travers deux paragraphes :
| MENACES |
Les principales menaces sont d'origine humaine :
Actuellement, l'une des principales menaces pesant sur les populations de gypaètes est le dérangement au cours de la période de reproduction.
Les dérangements sont de formes multiples :
Une nouvelle menace pour les gypaètes apparaît depuis quelques dizaines d'années : les câbles et les lignes électriques. Les risques de collisions avec les câbles de téléphérique et des lignes électriques deviennent de plus en plus importants dans les Alpes et les Pyrénées, avec l'augmentation des stations de ski et des lignes haute et moyenne tension. Pour un oiseau volant si près du relief, ils deviennent invisibles et constituent des pièges mortels (3 individus ont ainsi été tués dans les Alpes, dont 2 en France, et 2 dans les Pyrénées françaises en 1994 et 2000 bien que le dernier ait été sauvé)
L'utilisation du poison a diminué mais n'a pas disparu. Malheureusement, avec la réapparition de prédateurs (loups ou lynx), des personnes utilisent à nouveau ce procédé pour tenter de les éliminer, notamment dans les Alpes du Sud. Récemment, un louveteau du Mercantour a été retrouvé mort empoisonné, ce a peut-être entraîné la mort de gypaètes. Il s'agit d'une des principale cause de mortalité d'origine humaine dans les Pyrénées et dans les Alpes, même si aucun cas n'est à signaler, cette menace est à prendre très au sérieux.
Les destructions directes sont devenues rares mais n'ont pas disparu, aussi bien dans les Pyrénées, la Corse et dans les Alpes. Dans ce dernier massif, 4 individus ont été tirés en 1993, 1994, 1997 et 2000 (dont 2 en France dans les parcs nationaux des Ecrins et du Mercantour et 2 en Suisse). Dans les Pyrénées (aussi bien en Andorre, qu'en France et en Espagne), dix individus ont été tirés entre 1987 et 1998. En Corse également, 1 adulte et 1 immature ont été fusillés en 1991.
D'autres menaces naturelles existent comme le manque de nourriture (Corse et Pays Basque surtout) et de sites de nidification (Pays Basque).
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| MESURES DE CONSERVATION |
On doit d'abord protéger les individus, avec des dispositifs législatifs et des moyens d'application. Il faut également informer le public (conférences, expositions, informations auprès des usagers de la montagne, plaquettes ...). Ces missions sont régulièrement faites par les parcs nationaux des Ecrins, de la Vanoise, du Mercantour et des Pyrénées et des associations comme l'ASTERS.
Concernant le dérangement :
Surtout, les aires doivent être inventoriées et surveillées en permanence durant la période de la reproduction.
En partenariat avec EDF, on essaie de neutraliser des lignes de haute-tension et de les équiper de systèmes pour les visualiser et donc éviter les accidents. Il reste cependant beaucoup de chemin à faire.
Dans les Pyrénées et en Corse, des sites de nourrissage ont été mis en place. Dans les Pyrénées, il y en avait 17 en 2000 : 4 dans les Pyrénées-Atlantiques, 4 dans les Hautes-Pyrénées, 2 en Haute-Garonne, 4 en Ariège, 2 dans les Pyrénées-Orientales et 1 dans l'Aude. En Corse, 3 ou 4 sites de nourrissage sont régulièrement approvisionnés par le Parc Naturel Régional Corse. Cela a conduit à une remontée sensible des effectifs et même à la création de plusieurs couples dans des endroits où on ne les avait jamais vu auparavant (partie est des Pyrénées).
Depuis 1998, toutes ces missions sont coordonnées par un programme LIFE Nature (Alpes et Corse) de l'Union Européenne, qui a pour principal but d'accroître, de restaurer et de suivre les populations de gypaètes. Un programme similaire a été mêné dans les Pyrénées en 1994 et s'est terminé en 1998.
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Sources :
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