Page dernièrement modifiée le 27 Mai 2006
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CAUSES
ET HISTORIQUE DE SA DISPARITION DE FRANCE
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Nous parlerons donc de l'historique de sa disparition de France (avant sa réintroduction effectuée dans les Grands Causses et dans les Alpes du Sud) et des causes de ce déclin à travers deux paragraphes :
| CAUSES DE SA DISPARITION |
Plusieurs causes sont à l'origine de la disparition du vautour moine mais toutes sont d'origine humaine. Certaines sont directes (c'est-à-dire directement adressées aux vautours), d'autres indirectes.
Il était surtout effectué par des collectionneurs, désireux d'attraper un oeuf à ajouter à leur collection. Cependant, beaucoup de paysans le pratiquaient : ils utilisaient des fagots enflammés qu'ils descendaient (grâce à une corde) jusqu'au nid afin de détruire l'oisillon. Ainsi, dans les Gorges du Verdon, la seule preuve de nidification de l'espèce est attestée par un oeuf conservé depuis 1850 dans un musée britannique.
Beaucoup de chasseurs ou de collectionneurs désirant avoir ce très bel et rare oiseau empaillé dans leur collection, de tiraient sur des vautours moines.
L'utilisation d'appâts empoisonnés à la strychnine, destinés à tuer les prédateurs (ours, loup, lynx, renard), ont fait beaucoup de victimes chez les vautours de toutes espèces.
Jusqu'à la moitié du XX° siècle, les populations d'ongulés sauvages (cerfs, chevreuils, sangliers, chamois, bouquetins ...) n'on cessé de décroître. Associé à la diminution des pratiques pastorales, le déclin des animaux sauvages a décimé les populations relictuelles de vautour moine.
Au XIXème siècle, le déboisement était très important. Beaucoup de colonies ont dû être détruites par ces actions de déboisement.
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| HISTORIQUE DE SA DISPARITION |
La régression du vautour moine a commencé très tôt en France, dès le XVIème siècle vraisemblablement. Les premiers écrits mentionnant la nidification de l'espèce en France date du XVIIème siècle. Mais c'est au cours du XXème siècle que la littérature fait état de nidifications de façon plus régulière.
Des données attestent de la nidification du vautour moine en Provence au XVIème et XVIIème siècle (D'Arcussia, 1615) et dans le sud des Alpes au moins jusque vers le milieu du XIXème. En effet, Newton (Ootheca Wolleyana, Londres, 1864 in GLUTZ VON BLOTZHEIM, 1971) mentionne un œuf collectionné dans les Basses Alpes en 1856.
La dernière citation de l'espèce dans la Drôme date de 1840. Le vautour moine est néanmoins encore observé en Provence au tout début du XXème siècle. Jusqu'au milieu du XIXème siècle, il est signalé annuellement dans les Bouches-du-Rhône : c'était un visiteur régulier des marais de Camargue et de Crau et du massif des Alpilles (Bouches-du-Rhône) mais "toujours en petit nombre" (Crespon, 1844) et "en compagnie du griffon [vautour fauve], quoique bien moins commun que lui" (Jaubert et Lapomme-Raye, 1859). Au cours du XIXème siècle, outre l'oeuf prélevé dans les Basses Alpes en 1856, des individus ont été collectés deux fois en Provence.
Des données préhistoriques ont été récoltées en Ariège (Vilette L., 1983. Avifaunes du pleistocène final et de l'holocène dans le sud de la France et en Catalogne. Atacina, Carcassonne).
Le vautour moine nichait dans les Pyrénées jusqu'à la seconde moitié du XIXème. Ensuite, si de rares observations ont été réalisées jusqu'au début du XXème siècle, il n'y nichait vraisemblablement plus.
Le Massif Central fut la dernière terre d'accueil du vautour moine. Il y nichait vraisemblablement jusqu'à la seconde moitié du XIXème siècle. Par la suite, des observations sont rapportées jusqu'au début du XXème siècle, prouvant ainsi la présence de l'espèce mais pas sa reproduction. Ainsi, il fut signalé :
Des données préhistoriques ont été récoltées dans le sud-ouest de la France, en Dordogne et en Charente (C. Mourer-Chauviré).
Des découvertes récentes en archéozoologie attestent de sa présence dans la Nièvre aux XIème et XIIème siècle (Marinval M.-C., 2002. L'avifaune dans le bassin de la Loire aux Moyen Âge et temps modernes : bilan à partir des données archéozoologiques. Alauda, 70 : 69-81).
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Sources :
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