Page mise en ligne le 26 Octobre 2005
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POPULATIONS
EUROPEENNES DE VAUTOURS MOINES
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Nous étudierons les différentes populations européennes de vautours moines à travers plusieurs paragraphes :
| GENERALITES |
La répartition paléarctique du vautour moine s'étend de l'Espagne, de quelques grandes îles méditerranéennes (Majorque, Chypre) et des Balkans, en passant par la Turquie, le Caucase, l'Iran et l'Afghanistan (Moyen-Orient), jusqu'au sud de la Sibérie, la Mongolie, le nord de la Chine et l'extrême nord de l'Inde.
Désormais, le principal foyer de peuplement en Europe se situe en Espagne, avec près de 1400 couples et plus de 90% de l'effectif européen, puis en Grèce avec une vingtaine de couples et enfin en France avec une quinzaine de couples (suite aux campagnes de réintroduction effectuées depuis le début des années 1990).
A la fin du XXème, l'espèce a disparu siècle du Portugal, d'Italie (Sardaigne, Sicile), de Chypre et de Roumanie (Source : http://www.kbinirsnb.be/cb/ornis/fiche05.htm). Historiquement, les stations les plus septentrionales de nidification du vautour moine se trouvait aux confins de la Pologne et de la Slovaquie (Glutz et al., Tomialojc, in Cramp).
Au sud de l’Europe, les adultes ne sont pas migrateurs. Au centre de l’Asie, ils sont semi-résidents, suivent souvent les nomades et les troupeaux domestiques. Partiellement migrateurs en Asie, la plupart des oiseaux quittent la Mongolie et les autres zones de reproduction au nord pendant l'hiver, pour passer l'hiver du nord-esst de l'Afrique et au Moyen Orient, en Inde du nord et jusqu’à la Corée. A l'occasion, certains oiseaux atteignent l’Arabie et le sud de la Chine.
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| ESPAGNE |
L'Espagne est actuellement le pays européen abritant les plus importants effectifs de vautour moine.
La population fut extrêmement menacée dans les années 1960. Heureusement, des campagnes de protection et de sensibilisation ont permis de faire progresser la population.
La population espagnole comptait :
Au début des années 1990, les populations les plus importantes d'Espagne continentale se localisaient dans le Sud-Ouest et le Centre du pays : communautés autonomes d' Extramadure (sud-ouest du pays), d'Andalousie (sud du pays), de Castilla La Mancha (centre du pays), de Castilla y Leon (nord-ouest du pays) et de Madrid (centre du pays). (Source : http://www.kbinirsnb.be/cb/ornis/fiche05.htm).
En 2003, le Parc de Monfragüe (Extramadure) abritait 248 couples de vautours moine. Cette colonie est considérée comme l’une des deux colonies de vautours moines les mieux préserver au monde avec celle de San Pedro (Extremadure).
Par ailleurs, un projet de réintroduction est à l'étude en Catalogne, au nord-ouest du pays. Il permettrait la reconquête des sierras du centre et du nord du pays (Pré-Pyrénées) et constituerait une maille supplémentaire dans la liaison entre la forte population ibérique et la petite population des Grands Causses (France).
Enfin, le vautour moine est également présent sur l'île de Majorque, dans l'archipel méditerranéen des Baléares. Cette population, forte de 70 vautours moines en 1967, a chuté à 15-20 individus en 1982. Un programme de réintroduction avec des lâchers de jeunes vautours nés en captivité a été menée pour renforcer la colonie. En 1992, la population atteignait les 60 individus.
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| ITALIE |
En Italie, le vautour moine était présent il n'y a pas si longtemps sur les îles de la Sardaigne et de la Sicile.
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| BALKANS |
Autrefois, la population balkanique de vautour moine était très importante, de l'Autriche à la Turquie d'Europe.
Aujourd'hui, elle est considérablement réduite et affaiblit.
Actuellement et depuis les années 1990, on ne compte qu'une vingtaine de couples en Grèce, essentiellement en Thrace grecque, à l'extrémité nord-est du pays (limitrophe à la Bulgarie et à la Turquie d'Europe) dans le Parc National de Dadia. Dans cette même zone géographique, l'espèce est également présente en Macédoine et (au moins jusqu'au début des années 1990) dans les Rhodopes bulgares avec 1-2 couples en 1994 (Terrasse, 1994 ; Tewes, 1994).
Enfin, toujours au début des années 1990, 1-2 couples étaient encore recensés au centre-ouest de la Grèce, en Thessalie (Source : http://www.kbinirsnb.be/cb/ornis/fiche05.htm).
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| TURQUIE D'ASIE |
L'effectif de la Turquie d'Asie est également sur le déclin.
De 500 couples au début des années 1970, on ne comptait plus qu'une cinquantaine de couples en Anatolie occidentale en 1995-1996 (Heredia et al. 1997b).
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| CONCLUSION ET PERSPECTIVES |
Jusqu'à la réintroduction dans les Gorges des Causses, un énorme hiatus artificiel de 2100 kilomètres séparait la population ibérique de la population grecque.
Avec la réintroduction en cours dans les Préalpes du Sud, ce vide artificiel sera réduit à 1300 kilomètres.
L'une des priorités actuelles serait une réintroduction à mi-chemin entre les Préalpes françaises du Sud et la Grèce, c'est-à-dire en Croatie. Ainsi, de l'Anatolie (Turquie d'Asie) à l'Espagne, aucun hiatus ne dépasserait celui existant actuellement entre les populations ibériques et celle des Gorges des Causses.
Déjà, une réintroduction en Catalogne favoriserait le transit, existant déjà mais encore faible, entre les populations françaises et espagnoles. La recolonisation spontanée des sierras du centre et du nord de l'Espagne en serait facilitée.
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