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dernièrement modifiée le 8 Août 2002
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MENACES
ET MESURES DE CONSERVATION
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Nous parlerons donc des
menaces qui pèsent sur le vautour moine et des solutions mises en oeuvre
pour lutter contre, à travers deux paragraphes :
Toutes
les menaces actuelles, qui peuvent peser sur la petite population française
de vautour moine, sont d'origine humaine. Elles peuvent être directes,
mais le plus souvent indirectes.
- Menaces importantes
: les collisions et électrocutions sur les lignes haute, mais surtout
moyenne tension, sont importantes. Elle repérésente plus de
la moitié des cas de mortalité non naturel de la population
des Grands Causses.
- Menaces ponctuelles
: les tirs directs et les empoisonnements destinés aux renards
peuvent menacer de petites populations comme celle du sud du Massif Central.
Heureusement, ces cas sont extrêmement rares, voire absents.
- Menaces potentielles
: les dérangements des aires de reproduction par des randonneurs
ou des forestiers peuvent causer de graves dégâts ; cette menace
pourrait, si elle n'est pas maîtriser, sérieusement menacer les
petites populations de vautours moines. Le manque de ressources alimentaires
est une menace toujours possible, surtout avec la chute du nombre d'éleveurs
ovins.
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- La neutralisation ou
mieux, l'enfouissement, des lignes moyenne et haute tension sont les seules
solutions pour limiter l'hécatombe de ces lignes électriques.
- Les campagnes d'informations,
destinées aux utilisateurs du milieu occupé par les vautours
moines (éleveurs, chasseurs, forestiers, randonneurs), permettent de
limiter le nombre de cas de tirs directs et d'empoisonnements. En effet, ces
cas sont souvent dûs à l'ignorance des gens.
- La désignation
du principal site de reproduction des Grands Causses en Zone de Protection
Spéciale (ZPS), permet de limiter les dérangements des forestiers
(couples en dehors de la période de reproduction), des randonneurs
(accès interdit à moins d'une certaine distance du nid) ...
- La création de
charniers est la meilleure solution pour assurer la disponibilité alimentaire
aux vautours. Depuis 1998, les éleveurs (habitant les régions
où nichent les vautours) ont le droit d'aménager des aires de
nourrissages où ils peuvent mettre leurs moutons, chèvres ou
vaches mortes. Les carcasses, qui ne sont donc plus enterrées, ne sont
plus gaspillées et servent donc de nourriture aux vautours car, auparavant,
elles étaient enfouies.
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