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Réaction
d'une conjointe d'éleveur à l'accident d'Aston
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Ours
: sans polémique
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Siguer, le 28 juin 2005
Catherine BRUNET - Conjointe d’un berger éleveur en haute Ariège (Alt 985 m). Nous utilisons, toutes les mesures permettant la cohabitation. L’ours sévit tout autour de l’exploitation et sur notre estive.
Dans la nuit de vendredi 24 au samedi 25 juin 160 brebis ont « déroché » sur une des estives de la commune d’Aston en Ariège.
La veille, un ours avait été vu dans le secteur.
La conclusion de l’expertise faite par l’ONCFS est le doute pour une attaque d’ours. Comme tout dégât douteux, il passera en commission à la préfecture de l’Ariège afin de le valider. Il est de principe lors de cette commission que le doute profite à l’éleveur dans la mesure où des indices de présence d’ours dans le secteur sont avérés. Ce qui est le cas.
Malheureusement certains vont profiter de ce drame pour faire des raccourcis.
Pour les éleveurs et politiques « opposant à l’ours » la preuve est faite que la cohabitation ou la coexistence entre l’élevage et la faune sauvage est impossible et/ou que cet ours là est déviant du fait de ses prédations répétées.
Bien entendu pour eux les prochaines réintroductions devront s’annuler.
Pourtant des moyens de protection existent tel que l’embauche des bergers, le gardiennage des troupeaux, le montagne des Pyrénées (chien de protection dit Patou), le regroupement nocturne, les clôtures.....
Pourquoi certains les utilisent et d’autres pas ?
N’est-il pas le rôle d’un berger et /ou d’un éleveur de protéger son troupeau ?
N’est-il pas le rôle de l’Etat de donner les moyens aux éleveurs pour vivre au mieux cette cohabitation ?
L’argent du contribuable a t-il réellement une odeur différente suivant s’il est redistribué à l’éleveur par le ministère de l’agriculture ou de l’environnement ?
La présence de l’homme, éleveurs et bergers, est la base d’une montagne entretenue qui permet à la faune sauvage de ne pas envahir notre espace pastoral et rural. C’est parce que cette base n’existe plus que la problématique de la cohabitation est réelle. L’éradication d’espèce animale sauvage est-elle la seule solution à la problématique ou bien la réflexion ne doit-elle pas être menée sur comment maintenir un tissus rural et pastoral dans les Pyrénées tout en respectant tout les autres données, quelles soient économique, touristique, écologique ?
Certains politiques et élus agricoles parce qu’ils n’ont pas réussit à maintenir nos exploitations en montagne cherchent un bouc émissaire et l’ours et sa problématique arrive à point.
Le rôle d’un politique ou d’un élu agricole n’est-il pas de remettre en questions le passé afin de construire l’avenir ?......
Catherine Brunet