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Communiqué de l'A.C.P. |
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Pastoralisme et Biodiversité pour une montagne vivante |
Nous perdons du temps !
L'Association pour la Cohabitation Pastorale est une structure pyrénéenne
constituée d'éleveurs, de bergers et d'apiculteurs favorables
à une cohabitation avec tous les autres utilisateurs de la montagne,
faune sauvage comprise.
La « Priorité à l'homme », comme peuvent l'argumenter
nos responsables agricoles, propos on ne peut plus démagogique, est une
réalité qui prévaut toujours aujourd'hui mais dont on commence
à peine à mesurer les conséquences : fermeture du milieu
faute d'une conduite guidée des troupeaux sur les partie les moins appétentes,
augmentation du risque d'incendie en périphérie des villages,
augmentation de la mortalité du cheptel en cas d'attaque par des chiens
ou tout autre prédateur par manque de moyens de protection…
Il est toutefois bien évident que la présence des ours et prochainement
du loup compte tenu de sa dynamique d'expansion, constitue une véritable
problématique pour nos exploitations et nos estives. Mais nous savons
tous que c'est l'arbre qui cache la forêt de nos problèmes : Arrivée
massive de touristes sur certaines estives avec un manque notable de considération
pour notre métier, des chasses mal gérées avec leur cortège
de chiens divagants, le manque de main d'œuvre et/ou de moyens pour embaucher,
le foncier devenu ingérable, des communes qui se désolidarisent
de leurs paysans, ….
Le mardi 8 février avait lieu à la Direction Départementale
de l'Agriculture et de la Foret ( DDAF) de l'Ariège, comme dans tous
les autres départements, une réunion de travail pour définir
des mesures pour l'économie montagnarde du massif pyrénéen.
Etaient invitées certaines structures agricoles ariégeoises concernées
par le pastoralisme : chambre d'agriculture, syndicats, fédération
pastorale, association des pâtres, association d'apiculteurs. Mais compte
tenu de l'autre débat qui anime nos montagnes à savoir le renforcement
de la population d'ours brun, nos représentants agricoles ont préféré
boycotter cette réunion de peur de cautionner la réintroduction
d'ours. En se trompant encore de sujet, ils ont aussi raté l'occasion
de défendre nos intérêts pour un pastoralisme d'avenir et
de qualité. Dans cette même incohérence, notre association
qui se bat au nom de ses adhérents qui vivent en montagne et y travaillent
n'a pas été invitée car l'ordre du jour n'était
pas sensé être orienté sur l'ours, dixit la DDAF.
Lundi 14 février aura lieu à la DRAF de Toulouse la réunion
de synthèse.
A vouloir polémiquer, nous perdons du temps. Le printemps arrive, les
nouvelles mesures PAC vont se mettre en place, les estives commencent à
se préparer, les ours vont sortir de leur hibernation, les touristes
vont revenir, nos produits de qualité vont devoir encore jouer des coudes
avec des produits d'importation, et nous, nous n'avons toujours pas ciblé
les mesures pour assurer un bon fonctionnement de nos exploitations et de nos
estives.
Depuis plusieurs années notre association se bat, pour faire avancer
cette volonté de s'en sortir. Les actions que nous proposons sont notamment
:
Beaucoup de bergers, d'éleveurs
et d'apiculteurs pensent que le monde pastoral à le devoir de s'adapter,
face aux évolutions de la société et pour cela nous devons
défendre un pastoralisme garant d'un environnement de qualité.
Le bureau
Association pour la Cohabitation Pastorale
09220 SIGUER
tel : 05.61.05.83.73
Mail : bergers.cep@infonie.fr