|
Communiqué
de presse FRANCE NATURE ENVIRONNEMENT
|
|
Tir
de loups : l'acharnement se poursuit méthodiquement
|
Jeudi 28 Octobre 2004
Moins d’une semaine après le tir d’une jeune louve dans le Vercors, un autre loup vient d’être abattu en Isère, dans le massif du Taillefer, par les agents de l’ONCFS, dans les mêmes conditions scandaleuses. Qui plus est sur une zone classée « Natura 2000 », où l'Etat s'engage dans le cadre d'un réseau européen à conserver la biodiversité.
Avec ce deuxième tir, le gouvernement démontre à nouveau que sa politique de « gestion » du loup est aux antipodes des propos avancés par le ministre de l’Ecologie et du Développement Durable, le 19 juillet dernier.
Oui, des attaques de loup ont eu lieu cet été sur le troupeau de 750 brebis présent sur ce massif, mais il s’agit d’un troupeau sur lequel aucune mesure de prévention n’est mise en place et qui n’est même pas sous la surveillance d’un berger. A tel point que, fin août, l’éleveur avait égaré la moitié de son troupeau pendant dix jours.
De plus, seuls deux loups étaient présents sur le Taillefer. Avec la perte d’un individu, l’installation de l’espèce est donc compromise sur ce massif. Un loup, deux loups, trois, quatre ou plus. Où s’arrêtera la surenchère ? La fédération France Nature Environnement maintient que ces tirs ne résoudront en rien les problèmes de fond de la filière ovine, mais risquent de compromettre la viabilité de l’espèce loup dans notre pays.
La France est donc clairement face à un choix :
La fédération France Nature Environnement demande solennellement au gouvernement de faire cesser immédiatement ces tirs démagogiques qui sont contraires aux termes mêmes de l’arrêté ministériel d’août dernier qui stipule qu’ « Il ne peut être procédé aux tirs de prélèvement que sur des territoires où : soit les dommages restent importants malgré l'ensemble des mesures de protection mises en place, soit la mise en place des moyens de protection efficaces contraint fortement les conditions d'exploitation au point de remettre en cause le fonctionnement des systèmes pastoraux les plus adaptés ».
Christophe Aubel, Responsable de la Mission Loup de FNE
Contacts presse