| Leis
oursoun |
D'abord, je me présente brièvement (pour une présentation plus complète, voir, si vous le désirez : Mon portrait).
Je m’appelle Mathieu Krammer, j’ai 23 ans, j’habite à La Valette du Var et je suis passionné par la nature, plus particulièrement par les carnivores et les rapaces. Je suis adhérent de trois associations : le FIEP - Groupe Ours Pyrénées , FERUS et la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux).
Cette passion m'a amené à créer, le 9 mars 2001, ce site internet.
Accès rapide à l'actualité des grands carnivores et des rapaces | ||||
![]() | ![]() | |||
Les carnivores et les rapaces, animaux superbes à observer et à étudier, sont souvent, à tort, mal perçues par les populations vivant à proximité. Les éleveurs se sentent, à juste titre, les plus concernés.
|
|
Empreinte de lynx, Haut-Doubs, juillet 2008. " Un jour pas comme les autres avec la découverte de cette empreinte. Le cône d'épicéa est là pour témoigner de sa taille. Pas de doute possible, je suis sur les traces d'un lynx... La piste ne donnera rien mais la forêt me paraît encore plus belle, plus mystique... " |
Photo
et commentaire : ©
Jérôme Salvi -
Beauté sauvage |
Mais, les grands prédateurs (ours, loup et lynx) sont devenus les boucs émissaires d’une agriculture en pleine déprise. Le véritable danger des troupeaux est plus être l’agneau de Nouvelle-Zélande que l’ours ou le loup. Certes, les grands prédateurs représentent une menace de plus pour les troupeaux, mais ce n'est certainement pas la principale cause de mortalité des troupeaux alpins ou pyrénéens, au vu des dégâts causés par les chiens errants ou les maladies. Sur 15 000 brebis qui disparaissent annuellement dans les estives pyrénéennes, seules 300 sont tuées par l'ours. Heureusement, des solutions existent pour faciliter la cohabitation mais elles ne sont parfois pas acceptées.
Autre exemple : les rapaces suscitent souvent la crainte et la peur, alors qu'ils sont totalement inoffensifs. Mieux, ils sont de véritables auxiliaires pour les agriculteurs. En effet, la présence d'un seul couple de faucon crécerelle ou de chouette effraie permet de dératiser un champ en quelques jours ! Heureusement, maintenant, la plupart des agriculteurs se rendent compte de ce bienfait.
Dernier exemple : les phoques sont encore vus par certains pêcheurs bretons et picards comme des concurrents qui pillent leurs filets de tous les poissons. En fait, pêcheurs locaux et mammifères marins sont victimes des mêmes flottes internationales de pêches, qui dévalisent les océans de leurs ressources poissonières.
Si certains carnivores évoqués sur ce site, comme le renard, la genette, la buse variable, le faucon crécerelle... ne semblent pas menacés en France à court terme (bien qu'on s'aperçoive maintenant que de plus en plus de menaces pèsent sur l'ensemble des carnivores), d'autres sont gravement menacés et risquent de disparaître très rapidement. De plus, si l'on s'active à protéger, à juste titre, des symboles de notre faune comme le bouquetin des Alpes, le cerf ou le cigogne blanche (pour ne citer que ceux-là), on semble dédaigner les carnivores et les rapaces (à l'exception peut-être des vautours qui sont activement protégés et même réintroduits dans de nombreuses régions, pour notre plus grand bonheur).
L'exemple le plus flagrant est l'ours brun.
Actuellement, grâce à la réintroduction de trois spécimens en 1996-1997 puis de 5 autres en 2006, une vingtaine d'ours subsistent sur l'ensemble de la chaîne, côtés français et espagnols confondus. Mais un front anti-ours - certes minoritaire dans le massif - s'est constitué à partir d'éleveurs et d'élus opposés à l'ours. Les ours slovènes sont accusés d'être plus gros, plus carnivores et plus méchants que nos "petits" ours autochtones, ce qui est entièrement faux. De tels discours xénophobes, même lorsqu'on parle de protection de la nature, font froid dans le dos ... Pourtant, l'ours n'est à l'origine que de 2 ou 3 % des cas de mortalité annuels des troupeaux dans les Pyrénées... La disparition de l'ours ne règlera aucunement le problème du déclin du pastoralisme de montagne. L'ours n'est que l'arbre qui cache la forêt et qui cristallise toutes les passions et les rancoeurs d'une partie de la population.
L'ours est le cas le plus connu et certainement le plus médiatique, mais beaucoup d'autres prédateurs sont au bord de l'extinction, sans que l'opinion publique ne s'en soucie. C'est le cas de l'aigle de Bonelli par exemple. Depuis des années, les effectifs de cette espèce n'ont fait que chuter (60 couples en 1970, 50 en 1980, 29 en 1990, 24 en 2000, 26 en 2006) et, si rien est fait, l'espèce disparaîtra de France dans 20 ans. Malgré l'effort de nombreuses associations (LPO, CEEP...), des tirs illégaux et des câbles tuent encore des aigles chaque année...
A ma manière et avec mes modestes moyens, j'essaie à travers ce site de sensibiliser le maximum de personnes sur la problèmatique des carnivores et des rapaces, du rarissime ours brun au très commun renard roux, en passant par le vulnérable vautour moine. Ainsi, pour chaque espèce, plusieurs pages vous présenteront leur vie et leur biologie, l'état des leurs populations en France, les menaces qui pèsent sur eux, les moyens mis en oeuvre pour lutter contre, leur actualité... Ce site a donc pour objectif de vous donner un minimum d’informations sur ces animaux souvent mal-aimés.
Pour les curieux et curieuses qui se demanderaient d’où vient le nom de ce site, c’est un nom provençal qui veut dire : « les oursons ».
Pour toutes informations, critiques ou renseignements, vous pouvez m’écrire par e-mail à : mathieu@carnivores-rapaces.org
|
Dernières modifications effectuées : Mercredi 18 Août 2010 à 10h50 : |
Si le menu n'est pas visible, cliquez ici !
Le site "Leis oursoun - Carnivores & Rapaces" vient de rejoindre le réseau Facebook (www.facebook.com). Voici l'url de la page "Leis oursoun" : http://www.facebook.com/pages/Grenoble-France/Leis-oursoun-Carnivores-Rapaces/167382281824
Vous pourrez y retrouver les dernières mises à jours, les nouveautés du site, ainsi que les nouvelles importantes de l'actualité des carnivores et des rapaces.
Copyright © 2001-2010 - Mathieu Krammer - Tous droits réservés