JO équitation 2024 : la FFE remet en cause le site du château de Versailles

Versailles

Alors que la maire de Paris, Anne Hidalgo, annonçait que les jeux olympiques d’équitation pourraient se dérouler sur le site exceptionnel du château de Versailles, la Fédération Équestre Internationale remet en cause cette décision, expliquant ainsi qu’elle préférerait un site moins prestigieux mais qui serait laissé en héritage après les Jeux.

Une affaire qui suscite des débats

L’affaire des Jeux Olympiques de 2024 est encore loin d’être bouclée. En effet, l’accueil des sports équestres semble devenir un vrai problème, bien que le dossier de candidature sur le parc du château de Versailles avait été retenu et validé.

Pour Serge Lecomte, président de la FFE, il y a ici une contradiction avec l’objectif affiché par le gouvernement. En effet, les Jeux ne doivent pas coûter cher et doivent pouvoir laisser, par la suite, un héritage. Sur le site du château de Versailles, Serge Lecomte affirme que des coûts très importants vont être alors déployés et que cela ne sera qu’éphémère.

Un revirement innatendu

C’est pourtant la FFE qui avait choisi l’ancienne résidence du Roi Soleil. Pour Serge Lecomte, la fédération aurait dû être plus vigilante et moins se concentrer sur le fait de vouloir à tout prix gagner la candidature, supérieur à tout autre argument.

Au comité d’organisation des Jeux Olympiques de Paris 2024, on se dit alors «un peu surpris» par ce revirement étant donné que c’est la FFE elle-même qui a proposé ce site et que la FEI considère que c’est un site exceptionnel pour faire la promotion de l’équitation au niveau mondial.

Longchamp en ligne de mire

Longchamp est un espace qui semble attirer l’œil de Serge Lecomte, puisque l’endroit est propice à construire des structures et à promouvoir un stade pérenne. C’est un lieu incroyable pour faire des grandes manifestations équestres internationales. Il s’agit d’un espace dans une synergie cheval qui ne demande qu’à se développer. L’idée serait alors de créer de belles structures pour accueillir les Jeux Olympiques et de pouvoir, par la suite, s’en servir pour de nouvelles manifestations. Ce sera un lieu d’accueil pour le monde du cheval à Paris.

Deux logiques s’affrontent alors dans ce dossier qui pourrait alors devenir conflictuel. D’un côté, la fédération qui souhaite disposer d’infrastructures pérennes par la suite. De l’autre, des organisateurs des JO qui évoquent un héritage immatériel. Pour Serge Lecomte, ces JO sur un endroit propice à la pérennité serait une chance incroyable puisque cela fait déjà trente ans qu’on essaye, en France, de démocratiser les activités équestres.

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