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Oiseaux : le mythe autour de l’engoulevent d’Europe

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L’engoulevent d’Europe est une espèce d’oiseaux qui fait partie de la famille des Caprimulgidés. Ils appartiennent au groupe de volatiles crépusculaires et nocturnes qui sont identifiables grâce à leur chant que l’on entend très souvent au lever et au coucher du soleil.

Un nom symbolique qui traverse les époques

Dans le monde, on compte trois espèces distinctes d’engoulevent avec des particularités physiques remarquables sur des photos : il y a alors l’engoulevent à collier roux, qui est très présent en méditerranée, l’engoulevent sombre et l’engoulevent à joues rousses, qui vivent tous deux en Afrique.

Surnommé comme « le corbeau de nuit » ou bien le « coucou rouge », l’engoulevent est un oiseau reconnaissable grâce à ses cris. Le chant du mâle lui vaut les surnoms d' »oiseau mobylette »ou encore « crapaud volant », car certains y trouvent un léger coassement comme les crapauds.

Leur nom, engoulevent, a une étymologie très intéressante. Il vient du verbe « engouler » qui veut dire « attraper d’un coup avec la gueule ». Une excellente référence à leur méthode de chasse nocturne.

Mis à part leur nom, leur physique aussi leur vaut quelques critiques. Considéré comme atypique, notamment avec le bec tordu, de nombreuses superstitions existent depuis des siècles. Certaines font même froid dans le dos…

Un oiseau présent dans les légendes

Jadis, en France, on croyait que l’engoulevent avait des pouvoirs magiques et qu’ils pouvaient couver ses œufs rien qu’avec ses yeux. L’engoulevent d’Europe a aussi été surnommé « suceur de chèvre » à cause de la forme de son bec. En effet, si l’on en croit la mythologie Grec, il a tété le lait des chèvres pour rendre les humains aveugle.

Autre mythe, dans les montagnes du sud du Vietnam. L’engoulevent y est appelé « l’oiseau-forgeron » d’après ce qu’on peut lire dans le dictionnaire des symboles, paru en 1969. Les habitants de cette région y comparaient son cri au bruit d’un marteau qui entre en collision avec une enclume. Cela lui a valu d’être le roi des forgerons.

De l’autre côté de la Manche, en Angleterre, là encore les croyances sont déroutantes. Là-bas, lorsque l’oiseau engoulevent chantait près d’une maison, cela signifiait que la mort allait frapper l’un des membres du foyer… On le surnommait alors « l’oiseau des cadavres ».

C’est en Amérique, en revanche, que la symbolique de l’engoulevent était synonyme de bon présage. En effet, leurs cris porteraient même bonheur si on les entend de l’oreille droite et malheur de l’oreille gauche. Des mythes étonnants qui, encore au XXIᵉ siècle, varient selon les contrées. Ils ressemblent étrangement aux histoires que racontent les parents aux enfants qui ne sont pas sages.

Comment vit l’engoulevent d’Europe ?

Son alimentation

Comme beaucoup de ses congénères, l’engoulevent se nourrit d’insectes. La journée, il se cache sous une branche, mais à la tombée de la nuit, il part chasser en virevoltant. Les moustiques, les fourmis, les hannetons, les papillons nocturnes font partie de ses mets les plus savoureux.

En moyenne, cet oiseau de 28 centimètres essaie de se rassasier pour tenir pendant la chasse. Il ingurgite environ 17 grammes de nourriture ce qui lui permet de chasser pendant une à cinq heures. S’il n’a pas réussi à chasser ou si la météo était trop mauvaise, l’engoulevent va entrer en « veille », pour économiser de l’énergie en ralentissant son rythme cardiaque. Sa température corporelle passera de 40-41 degrés à 25-30 degrés.

Par ailleurs, l’engoulevent a un comportement très original au niveau de la nourriture : ils avalent des petits cailloux ! Ils sont très vite rejetés par d’éjection et cela n’a aucune incidence sur leur transit. Ce phénomène a été remarqué par plusieurs experts, mais aucun d’entre eux n’a compris pourquoi ils faisaient ça.

Sa reproduction

Côté cœur, l’engoulevent commence la parade nuptiale dès la fin du mois de mai. Il plane, les plumes déployées, pour charmer la femelle. C’est lui qui choisit le lieu de ponte pour les futurs œufs. Dès la fin du mois de mai, voir le début du mois de juin, la femelle peut couver ses petits à même le sol, pendant quelques semaines.

En juin-juillet, les œufs éclosent. Les petits commencent rapidement à gambader, mais ce n’est qu’à partir du dix-septième jour qu’ils ne se mettent à voler. Ils deviennent totalement indépendants qu’autour du trentième jour de naissance.

Une fois le cycle terminé, les engoulevents migrent dès le mois de juillet jusqu’à la fin du mois d’août. Comme ils aiment les espaces ouverts, les sols chauds et les terrains sablonneux, ils partent en Afrique tropicale, où la chasse y est plus propice. Ils reviennent en Europe vers les mois de mars et avril, pour se préparer à la période de reproduction.

Ces oiseaux ont une durée de vie de huit ans. Comme chaque être vivant, ils font partie de la chaîne alimentaire. Lorsqu’ils sont bébés, ils sont la cible des renards, des hérissons, des pies, ou encore des serpents. À l’âge adulte, ils peuvent toujours être capturés par les faucons, et autres chouettes ou hiboux, comme proie.

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